Le pianiste néo-classique Jean-Michel Blais sera en concert le 28 septembre, au Théâtre Banque Nationale de Saguenay.

Jean-Michel Blais, un artiste en effervescence

La musique néo-classique est en pleine effervescence au Québec. Si une de ses représentantes les plus connues est Alexandra Stréliski, son acolyte Jean-Michel Blais, qui sera en concert le 28 septembre au Théâtre Banque Nationale, se démarque dans la province comme à l’international.

Cette musique instrumentale, le plus souvent jouée au piano, est très mélodique, plutôt minimaliste et à l’épreuve des modes. Ce courant profite des nouveaux moyens de diffusion, principalement des plateformes en ligne comme Spotify. Une pièce de Jean-Michel Blais qui y a été déposée il y a trois ans, Nostos, a atteint les 33 millions d’écoutes. Le principal intéressé relativise cependant l’importance de cet imposant chiffre.

«Le fait qu’il y ait autant de plateforme de streaming, ça nous permet d’écouter de la musique, partout, tout le temps. Il y a beaucoup de gens qui veulent de la musique de fond, sans paroles, pour se concentrer. Ce que je fais, c’est aussi de la musique qui laisse beaucoup de place à l’émotion. Elle permet l’introspection, la projection», explique-t-il.

Aujourd’hui, être ajouté sur la bonne liste de lecture peut permettre à un artiste de prendre son envol. Jean-Michel Blais, qui possède une formation musicale classique en plus d’études en éducation spécialisée, a gagné une notoriété certaine parce qu’il s’est retrouvé sur une des listes les plus populaires de Spotify, Peaceful piano.

Le pianiste néo-classique Jean-Michel Blais sera en concert le 28 septembre, au Théâtre Banque Nationale de Saguenay.

«Il y a toute une forme de lobby pour se retrouver sur les listes de lecture. Aujourd’hui, on essaie de séduire ceux qui font les listes, mais ce n’est pas parce qu’une pièce a été écoutée des millions de fois qu’elle est nécessairement bonne. Des fois, il y a des circonstances qui font exploser les chiffres d’écoute», croit le musicien montréalais.

Comme dans un film

La musique instrumentale que Jean-Michel Blais compose transporte ceux qui l’écoutent dans un film. Elle laisse place à l’imagination, croit le musicien. En concert, Jean-Michel Blais se permet de repousser les limites de son instrument.

«J’ai un pédalier et j’ai un autre clavier que j’insère dans le piano à queue. J’augmente les capacités acoustiques du piano avec des contrôleurs MIDI. C’est comme voyager avec plein de synthétiseurs. Ça donne une musique ample», explique le pianiste.

Il explore toutes les possibilités que lui offre la technologie, pour créer des spectacles qui sont tous uniques et au fil des dernières tendances artistiques.

«Ce qui se passe à New York, à Berlin, à Paris, je ne vois pas pourquoi ça ne se passerait pas à Chicoutimi aussi. La technologie se traîne facilement maintenant. Il n’y a pas des raisons pour qu’il y ait une déconnexion entre les régions et le reste du monde», croit-il.