Félix Dufour-Laperrière est le cinéaste invité de l’Intercollégial de cinéma étudiant 2019.

Intercollégial de cinéma étudiant: Félix Dufour-Laperrière sera l'artiste invité

Le cinéaste originaire de Saguenay, Félix Dufour-Laperrière, agira à titre d’artiste invité de la 26e édition de l’Intercollégial de cinéma étudiant (ICE). Le festival, tenu pour la première fois dans la région, est organisé par le Cégep de Saint-Félicien du 4 au 6 juin.

Cet événement a été créé par des enseignants de cinéma. Il vise à promouvoir les oeuvres cinématographiques des élèves des cégeps. Environ 200 cégépiens représentant 27 établissements s’y rendront.

Pour l’enseignant en Arts, lettres et communication, Boran Richard, qui s’occupe du volet artistique de ce rendez-vous, l’ICE de Saint-Félicien se démarquera par sa convivialité.

« On espère créer un engouement qui ressemblera à celui du festival Regard. Contrairement aux événements qui se tiennent à Montréal et où tout le monde est éparpillé, on va être un peu plus de 200, ensemble pendant trois jours », indique-t-il.

Chaque collège doit présenter deux ou trois films qui seront présentés lors de séances au Cégep de Saint-Félicien, dans une compétition amicale. Une dizaine de coups de coeur seront choisis et présentés sur grand écran, dans le cinéma du Zoo de Saint-Félicien, à la fin de l’ICE.

En plus des activités de formation, on demandera aux cinéastes étudiants de tourner un petit film d’une cinquantaine de secondes, dans l’esprit des cabarets Kino. Les vidéos devront s’inspirer de l’univers de Georges Méliès, un pionnier français du cinéma.

Ce choix veut démontrer que le cinéma provient de gens imaginatifs, qui s’illustrent par leur débrouillardise. « Pas besoin d’avoir des subventions de la SODEQ ou d’être supporté par les institutions pour faire des films », fait valoir Boran Richard.

Dans cet esprit, le choix du réalisateur Félix Dufour-Laperrière à titre d’artiste invité était tout indiqué. Les oeuvres de celui dont le film Ville Neuve a été présentée à la Mostra de Venise, vont dans ce sens.

« On adore ses films. Il travaille avec ses mains, il bricole, il fait preuve d’imagination », précise Boran Richard.

Ce festival est l’occasion de projeter les oeuvres tournées par les élèves, de discuter avec l’artiste invité et d’assister à des ateliers.