1.Une reproduction d’une oeuvre qui se trouve dans la Station canadienne de recherche dans l’Extrême-Arctique. 2. Inuit Qaujimajatuquangit montre la façon dont les Inuits ont collaboré à la construction de la station. 3. L’exposition fait le portrait de la scène artistique inuite actuelle. 4. Des croquis des oeuvres soumises par les artistes.

Incursion dans l’Extrême-Arctique

Environ le tiers de l’immense pays qu’est le Canada est un désert blanc. L’Arctique, le territoire des Inuits, est peuplé de 53 communautés différentes. Elles tiennent la vedette de l’exposition Inuit Qaujimajatuqangit, présentée au Centre national d’exposition (CNE) de Jonquière.

Le projet de cette exposition est né lors de la construction de la Station canadienne de recherche dans l’Extrême-Arctique (SCREA), située à Ikaluktutiak, au Nunavut. Cette bâtisse moderne et dotée de laboratoires à la fine pointe de la technologie attire des scientifiques de calibre mondial afin d’étudier le Grand Nord.

Inuit Qaujimajatuquangit raconte l’histoire de la contribution des peuples inuits, qui ont appris à vivre dans un monde hostile à l’être humain, à la construction de ce centre. L’exposition fait le récit de l’ensemble du projet d’intégration des arts à l’architecture du SCREA.

Inuit Qaujimajatuquangit montre la façon dont les inuits ont collaboré à la construction Station canadienne de recherche dans l’Extrême-Arctique.

Le tout commence avec les plans reçus par la vingtaine d’artistes inuits choisis pour soumettre un projet artistique. On y fait état des différentes difficultés de communication qu’ont pu avoir les différents peuples qui ont collaboré dans cette aventure qui n’avait jamais été tentée auparavant.

Sur les murs et le plancher

On retrouve sur les murs du CNE, et même sur le plancher, toute l’histoire de ces créations. Des documents qui laissent deviner tous le travail qui a été accompli sont installés partout dans la salle.

De la soumission d’un projet d’intégration des arts à l’architecture à une reproduction identique des oeuvres sélectionnées pour être intégrées au SCREA ; la salle principale du CNE s’est transformée dans une version miniature de ce centre de recherche arctique.

Des croquis des oeuvres soumises par les artistes

Cette rare incursion dans l’univers des Inuits montre la façon dont ces peuples du nord arrivent à vivre en reposant sur des traditions.

Une oeuvre comme celle de Bobby Nokolak Anavilok, reproduite sur le sol, indique comment la chasse aux phoques et aux caribous ainsi que les déplacements grâce aux traîneaux de chiens ont joué et joue encore un rôle dans la survie des peuples de l’Arctique.

Le résultat final est à la limite de la science et de la culture, à la frontière entre la modernité et le savoir ancestral millénaire des Inuits.

Inuit Qaujimajatuquangit fait le portrait de la scène artistique inuit actuelle.

Art actuel

Dans un deuxième temps, Inuit Qaujimajatuquangit montre la diversité de la création actuelle des peuples inuits. Sculpture, peinture, dessin et lithographie composent cet aperçu de l’art contemporain, qui demeure tout de même ancré dans la tradition.

Inuit Qaujimajatuquangit, conçue par la commissaire Isabelle Laurier, est présentée jusqu’au 14 avril.