Le comédien Hugo Dubé exerce aussi le métier de conférencier, ce qu’il démontrera le 27 mars, à l’occasion d’une activité-bénéfice organisée par le Théâtre La Rubrique.

Hugo Dubé dans un rôle différent

On l’a vu incarner un fermier dans Providence et un chef de gang émotivement instable dans Série noire, mais lorsqu’il se présentera à la Salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière, le 27 mars, Hugo Dubé campera un rôle différent. Cette fois, c’est le conférencier, plutôt que le comédien, qui répondra à l’invitation adressée par le Théâtre La Rubrique à l’occasion de son activité-bénéfice.

Les gens qui auront déboursé 75 $ pour l’entendre, tout en se montrant solidaires de la compagnie, auront droit à une allocution dont le titre, en soi, constitue un programme. Baptisée Osez la bonne idée et tout peut s’enclencher, elle a pour but d’amener les personnes qui se sentent déstabilisées par les changements technologiques à développer leur potentiel créatif.

Prenant acte de la transformation du marché du travail, si radicale qu’il y voit une conséquence de la quatrième révolution industrielle, Hugo Dubé offre une réflexion sur la façon de composer avec ce phénomène, voire d’en tirer parti. À ses yeux, la clé réside dans la capacité de chacun d’identifier un créneau qui l’interpellera réellement.

« L’idée m’est venue après avoir constaté qu’il n’y avait plus personne dans la guérite du stationnement où je me rendais à l’occasion, a-t-il raconté mercredi, lors d’une entrevue téléphonique accordée au journal. En voyant le système électronique qui avait été installé, je me suis demandé ce qu’il était advenu de l’être humain qui travaillait à cet endroit. Comment a-t-il fait face à ce changement ? »

Pour savoir ce qu’on désire, il faut réduire le bruit de fond auquel contribuent puissamment les médias sociaux, estime l’invité de La Rubrique. Il croit en effet que le retour à un minimum de tranquillité redonnera du tonus à notre faculté d’émerveillement. « Elle est toujours présente, puisqu’on peut encore captiver le public avec des spectacles de marionnettes faits avec des bouts de bois », avance Hugo Dubé.

Jugeant qu’un autre ennemi, le stress, empêche les gens d’apprécier la vie, il propose des trucs destinés à réduire son impact. « Je me souviens que pendant le tournage de la série Providence, je visitais une ferme afin de composer mon personnage. J’ai alors constaté que l’agriculteur qui m’accueillait était plus stressé qu’un urbain », donne en exemple le conférencier, afin d’illustrer les ravages causés par ce qu’on a appelé le mal du siècle.

C’est dans ce contexte que la recherche d’un créneau plus près de ses attentes, offrant la promesse d’une plus grande autonomie, devient importante. « Nous avons tous la responsabilité d’utiliser notre imagination pour créer, innover, tout en étant conscients du fait qu’il y aura des moments positifs et négatifs à l’intérieur de ce cheminement », souligne Hugo Dubé.

Tel est le message qu’il articulera pendant un peu plus d’une heure, le 27 mars. Sa conférence devrait débuter aux alentours de 19 h, mais comme les participants sont invités à un 6 à 7 qui se veut convivial, ils auront l’occasion d’échanger avec lui dans ce contexte. « Puisque je n’ai jamais joué à Pierrette-Gaudreault, j’en profiterai pour découvrir cette salle », anticipe le comédien.