Hubert Lenoir a offert une performance issue d’un mélange efficace d’intensité, d’énergie et d’authenticité jeudi soir à La Pulperie.

Hubert Lenoir donne le ton

Les organisateurs de La Noce peuvent se féliciter d’avoir inclus Hubert Lenoir à la programmation du festival. L’artiste dont tout le monde parle a offert une prestation colorée et énergique, jeudi soir, donnant le ton au festival qui venait tout juste de prendre son envol.

La pluie s’est mise à tomber au moment même où Hubert Lenoir et ses musiciens ont fait entendre leurs premières notes, sur le site de La Pulperie. Même si elle s’est faite persistante, l’averse n’a pas semblé estomper l’enthousiasme des centaines de personnes rassemblées devant la grande scène érigée pour l’occasion.

« Dans l’fond, on s’en... de la pluie », a lancé l’artiste au public trempé.

Plusieurs personnes s’étaient déplacées spécialement pour voir et entendre l’auteur-compositeur-interprète au look androgyne. Le public a eu droit à une performance à la hauteur de ce qu’il pouvait espérer. Hubert Lenoir y est allé d’un mélange efficace d’intensité, d’énergie et d’authenticité.

Après une brève amorce instrumentale, l’artiste, entouré de six musiciens, a fait plaisir au public en commençant la soirée avec Fille de personne II, pièce qui figure sur l’album concept Darlène et qui tourne un peu partout.

Hubert Lenoir a offert une performance issue d’un mélange efficace d’intensité, d’énergie et d’authenticité jeudi soir à La Pulperie.

Les spectateurs ont ensuite notamment eu droit à J.-C., Si on s’y mettait et Recommencer.

L’artiste a proposé ses pièces avec fougue. Il a rapidement abandonné la camisole qu’il portait avant de faire une incursion dans la foule. Une séance de body surfing a suivi, au moment où la lumière du jour commençait à faiblir pour faire place à celle des projecteurs.

L’artiste a profité de la tribune pour revendiquer le droit à la différence et à l’unicité. « Je me fais souvent demander si je suis un homme ou une femme. Si je suis gai ou hétéro », a-t-il affirmé avant d’affirmer, en ses mots colorés, que tout ça n’a aucune importance.

Chaque fois, le public a appuyé ses propos en les gratifiant d’applaudissements.

« Avant de vous quitter, j’aimerais vous dire qu’on vit dans une époque sauvage, et que c’est magnifique d’être en vie », a-t-il affirmé avant de s’adresser aux plus jeunes.

« J’aimerais dire aux jeunes de ne pas se laisser atteindre par des principes et des concepts de ‘‘marde’’ établis par les générations avant nous. » L’auteur-compositeur-interprète a repris Fille de personne avant de conclure la prestation avec quelques paroles de I Will Always Love You de Whitney Houston et Time Of Your Life de Green Day. Une conclusion à son image, qui a visiblement plu aux spectateurs qui ont quitté le site détrempés, mais souriants.