Les Bros traversent plusieurs épreuves avec leur simple charrette.

Hommage à l’amour fraternel

Les Bros, une pièce présentée par le théâtre La Rubrique à la Salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière, rend hommage à la profondeur de l’amour fraternel. Portée par deux comédiens, elle mêle les arts du cirque au théâtre et démontre que grâce à l’amitié, on peut traverser toutes sortes d’épreuves.

Les deux protagonistes des Bros sont des amis, des « frères ». Sur scène, ils sont munis d’une simple charrette. Elle devient tantôt un navire, tantôt un avion, et mène les deux clowns à travers le monde. Ce moyen de transport de fortune les enverra en plein milieu de l’océan et dans les confins de la jungle.

Les liens qui les unissent sont à l’image de ceux que l’on retrouve dans la vraie vie. Les deux amis se chamaillent, se donnent des coups, mais finissent par se réconcilier. À la fin, leur complicité triomphe toujours.

Pour traverser les épreuves qui se dressent devant eux, les deux clowns devront conjuguer avec leurs personnalités bien distinctes. Le plus grand des deux se distingue par son habileté, le plus petit par sa maladresse.

Les Bros rend hommage à l’amour franternel.

Ils devront se servir des objets qui les entourent et user de leur imagination pour les transformer en ce dont ils ont besoin pour se sortir du pétrin. Ce qui est un essieu et une roue de charrette deviendra une bouée pour sauver un des deux amis du naufrage.

Art du cirque

La pièce, qui ne comporte aucun dialogue, est une succession de petites scènes qui utilisent la richesse des expressions faciales des deux comédiens. Elle alterne les numéros dans lesquels on met en évidence le talent d’acrobates et d’artistes du cirque des deux clowns, avec des moments où les mauvais coups sont de mise. L’humour des Bros, pas moralisateur pour deux sous, touche sa cible.

Les élèves du primaire présents jeudi riaient de bon cœur devant les blagues burlesques de ce duo. Les jeunes étaient aussi impressionnés par les numéros de cirque qui démontraient l’adresse du grand clown. La scène de diabolo, ces bâtons de jonglerie reliés par un fil dans lesquels on fait tournoyer une bobine, a impressionné les enfants.

Grand public

Plusieurs représentations scolaires de la pièce créée par les Foutoukours étaient prévues jeudi et vendredi. Pour La Rubrique, il s’agit d’un succès populaire. Les Bros étaient présentés devant une salle presque comble lors du passage du Quotidien.

Il reste une dernière représentation de la pièce ouverte à tous. Le grand public est invité à y assister samedi, à 13 h 30. Le public cible des Bros a entre 5 et 12 ans.

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DES ÉTUDIANTS PRÉSENTENT LA BELLE ET LA BÊTE


(Daniel Côté) - Après six mois de travail, dont un balisé par des répétitions intensives, les étudiants du Cégep de Jonquière sont prêts à défendre leur version de La Belle et la Bête. Perpétuant cette jolie tradition qui consiste à présenter une comédie musicale chaque année, à la Salle François-Brassard, ils ont monté une production ambitieuse, comme en feront foi les 30 comédiens, chanteurs et danseuses qui défileront sur la scène pour incarner l’œuvre popularisée par Disney.

« On a tenu des répétitions tous les soirs, entre 17 h et 22 h. Les gens sont fébriles », rapporte la directrice de production Océane Perron. Après avoir acquis les droits au coût de 3500 $, une opération complexe et plus dispendieuse que prévu, l’équipe formée d’une centaine de personnes a mené de front le volet artistique du projet, tout en planchant sur les questions d’intendance.

Il a fallu obtenir l’aval d’un ingénieur, par exemple, afin de construire une tour dans laquelle les comédiens pourront jouer en toute sécurité. En parallèle, les étudiants ont fait le nécessaire pour générer des revenus d’au moins 15 000 $, ce qui équivaut aux frais engendrés par ce spectacle. Encore hier, une activité de financement a eu lieu au cégep, dans le contexte de la Saint-Valentin.

C’est en vertu de son rendement au guichet, cependant, que La Belle et la Bête atteindra ou non le seuil de la rentabilité. En plus de la représentation scolaire donnée vendredi à 13 h 30, deux figurent au programme. Destinées au grand public, elles se dérouleront les 15 et 16 février, à 19 h 30, et le coût des billets s’élève à 10 $ (étudiant) et 12 $ (adultes).

« L’objectif consiste à attirer une moyenne de 500 spectateurs par soir et ça va super bien », souligne Marie-Ève Bolduc, responsable des communications. Océane Perron ajoute que 400 sièges ont été vendus pour chaque représentation, ce qui permet d’anticiper de belles assistances. Il faut dire que l’œuvre est connue et séduisante, comme en témoigne la présence de sept numéros musicaux comportant des chorégraphies.

« Les chansons sont super entraînantes et comme nous utilisons les versions françaises, le public pourra accompagner les interprètes », fait valoir la directrice de production.