Martin-Thomas Côté, de KYK, et Mylène Lavoie, du cabinet Gauthier Bédard, remontent sur les planches pour l’édition 2020 du Procès à l’ancienne.

Histoire(s) de quarantaine au Procès à l'ancienne

Il existe de drôles de hasards dans la vie. Alors que des villes entières sont mises en quarantaine en Chine en raison du coronavirus, le thème des maladies et de l’hygiène s’imposait à Chicoutimi, il y a cent ans exactement. C’est dans ce contexte historique que Martin Giguère a écrit le texte de la plus récente édition du Procès à l’ancienne, qui aura lieu les 27 et 28 mars prochains à la salle François-Brassard du Cégep de Jonquière.

Le récit tourne autour de mystérieux vols de poules. Le procès p’tit Blackburn se tient devant un juge « fier et têtu ». Le fil des événements amènera le chef suprême de l’hygiène publique, le Dr Delisle, à confiner la moitié des résidants de la ville de Chicoutimi dans le Palais de justice, pendant neuf mois.

Martin Giguère s’est inspiré de faits réels, tels que rapportés dans les journaux de 1920, pour écrire cette aventure rocambolesque. « Il y avait beaucoup de vols de poules, à cette époque. L’histoire se déroule après l’épidémie de grippe espagnole. Le bureau d’hygiène de Chicoutimi était très strict pour les gens qui avaient de la fièvre, la diphtérie... », raconte-t-il, à propos des événements qui ont suscité sa réflexion.

Il a fallu faire quelques détours pour respecter le concept de ce spectacle qui établit toujours des liens entre le passé et le présent. « Le problème, c’est qu’il n’y a pas eu de procès important en 1920 », ajoute M. Giguère. Il s’est donc inspiré de quelques faits divers pour construire son récit.

« On parle de mise en quarantaine, ça fait des liens avec ce qui se passe en ce moment [en Chine] », indique Martin Giguère, sur la prémonition qu’il a eu en écrivant la pièce.

Le bonheur des archives

L’auteur et comédien, que l’on associe aux Clowns noirs, a apprécié travailler avec les archives de la Société historique du Saguenay. « Ils m’ont donné beaucoup de documentation. Et j’aime ça avoir de l’information et essayer de faire une histoire avec ça. »

Le texte a été remis à la Société historique du Saguenay le 20 décembre dernier. Les répétitions ont commencé le 14 janvier, et ont lieu de manière hebdomadaire.

C’est la femme de théâtre Guylaine Rivard qui assure la mise en scène de cette pièce qui réunit des avocats sur les planches (Guillaume Désautels, Frédéric Michel, Sylvain Morissette, Mylène Lavoie), de même que des membres des différents médias de la région (Martin-Thomas Côté, Richard Courchesne, François Tremblay, Denis Villeneuve).

Les billets pour le Procès à l’ancienne coûtent 25 dollars, et peuvent être achetés sur le site de Réservatech (www.reservatech.net).