L’Australien Hein Cooper se produira jeudi à 20 h, au Cabaret des Artistes de Chicoutimi. Il s’agira de son premier spectacle au Saguenay-Lac-Saint-Jean, cinq ans après son arrivée au Québec.

Hein Cooper, pour la première fois

Hein Cooper chantait dans son Australie natale quand sa route a croisé celle du Montréalais Franz Schuller, pilier du groupe Grimskunk. Celui-ci a tellement apprécié son travail, notamment sa voix si à l’aise dans les hauteurs du registre, qu’il l’a invité à enregistrer des chansons dans son studio. Ainsi est né un premier disque, The Art of Escape, qui a permis au jeune homme de trouver sa place sur la scène québécoise.

Un deuxième enregistrement suivra au printemps 2019, mais les fans pourront découvrir ses nouvelles pièces dès jeudi, à 20 h, à la faveur d’une tournée en solo qui le mènera au Cabaret des Artistes de Chicoutimi. Le programme sera formé d’un mélange de choses familières et moins connues, en effet, lesquelles seront interprétées à l’aide d’une guitare, d’une basse et d’une batterie électronique.

« C’est dur de faire tout ça ensemble, comme Steve Hill que j’ai eu la chance de voir fonctionner de cette manière. Ça me stresse et ça me plaît en même temps », a confié Hein Cooper mercredi, lors d’une entrevue téléphonique accordée au Quotidien. Il s’agira de sa première incursion au Saguenay-Lac-Saint-Jean et il se réjouit à l’idée de proposer ses compositions les plus récentes dans le cadre de cette série de spectacles. Deux sont déjà disponibles sur la Toile, Hear my Voice et Over Again.

« Je vais en sortir une troisième vendredi, The Fear of Missing Out, et elle fera partie du programme à Chicoutimi. Je suis particulièrement fier de cette chanson qui parle de ma vie au cours des quatre ou cinq dernières années. J’ai vécu plein de partys, le genre de choses auxquelles sont exposés les musiciens. Je réalise toutefois que ça ne me comble pas autant que la musique. Celle-ci m’aide à creuser en moi pour mieux me connaître », fait observer l’artiste.

Une autre façon d’élargir sa démarche consiste à pousser sa voix dans des directions différentes. Conscient de la valeur de cet outil, il a profité de l’enregistrement du deuxième disque dans la ville côtière de Cornwall, en Angleterre, pour mener des expériences jugées fructueuses. « J’aime quand un gars comme Bon Iver explore toutes sortes de possibilités », note l’Australien, stimulé par tant d’audace.

Il a aussi trouvé un cadre propice au développement de ses facultés créatives au Québec, son domicile depuis 2013. « Tout de suite, je me suis senti bien. La culture locale constitue un terreau fertile, ce qui explique que j’ai enregistré le premier disque ici, en plus d’écrire les chansons du deuxième, qui devrait sortir au printemps. L’Australie est un beau pays, mais quand vient le temps de créer, ma maison, c’est Montréal », assure Hein Cooper.