Harry Manx est heureux de revenir jouer dans la région, plus spécifiquement à la Salle Michel-Côté d'Alma. On pourra le voir vendredi à 20h, à la faveur d'un spectacle en solo.

Harry Manx, pareil mais différent

Harry Manx revient dans la région, plus spécifiquement à la Salle Michel-Côté d'Alma, le 28 avril à 20 h. Il se produira en solo et offrira un élégant mélange de compositions et de reprises laissant filtrer son amour du blues, ainsi que de la musique indienne. Ses fans seront donc plongés dans un environnement familier, ce qui n'empêchera pas le guitariste à la voix joliment voilée de soumettre quelques nouveautés.
« Je ne me lasse pas de mes classiques. Si une pièce est bonne, je peux la faire toute ma vie sans me lasser, en sachant que pour les gens qui se trouvent dans la salle, ce sera peut-être la première fois. En même temps, je continue de croître en tant qu'artiste. C'est ainsi que dans le cadre de cette tournée, je fais de nouvelles choses », a-t-il raconté mardi, lors d'une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.
L'une d'elles a pour titre Love and Happiness, une composition d'Al Green qui figure sur le nouvel opus de Harry Manx, Faith Lift. À Alma, on n'entendra pas les arrangements de cordes qui l'accompagnent, mais le plaisir de voir un interprète de haut vol, qui ne ressemble à aucun autre, mettre ses pas dans ceux d'une légende de la soul, justifiera le déplacement.
Le disque comprend également une version de Summertime, une autre trouvaille où s'exprime son amour de la culture indienne dans un contexte que d'aucuns jugeraient improbable, mais qui fonctionne étonnamment bien. « J'ai pris un raga fait pour être joué tard le soir. Il parle de la mort et je l'ai transposé sur l'air de Gershwin », décrit le musicien.
En parallèle, des pièces familières revivront sur la scène, au même titre qu'elles l'ont fait sur l'album, des choses comme Working On A Railroad, Baby Please/Help Me et Point Of Purchase. Elles aussi ont eu droit à de nouveaux arrangements en studio, avec la complicité du Sidney Opera String Quartet. Ils ont été concoctés par l'Australien Clayton Doley, qu'on a déjà entendu dans la région, alors qu'il accompagnait Harry Manx aux claviers.
« Je voulais que Clayton s'occupe des partitions parce qu'il connaît bien mes chansons. Je trouve que les cordes leur donnent un peu plus de hauteur et j'ai aimé travailler avec les membres du quatuor. Ils n'étaient pas habitués à faire du blues ou de la musique indienne, mais ces gens sont si doués. Il a juste fallu qu'on écrive les solos parce qu'ils n'aiment pas improviser », mentionne l'artiste originaire de l'île de Man.
Heureux de revenir au Québec, où dix spectacles figurent à son agenda, il parle de ce territoire comme d'un château fort, ce qu'illustre le fait que plus de disques sont vendus ici que dans le reste du Canada. « Les gens apprécient la musique d'ailleurs et continuent à me suivre, même si mon français est terrible. C'est une bénédiction », constate Harry Manx.