Fidèle aux visiteurs du Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Guylaine Guay sera au Delta Jonquière toute la fin de semaine afin de parler de ses livres et de son nouveau projet.

Guylaine Guay la naturelle

Guylaine Guay se trouve belle. Elle s’aime comme elle est. Avec ses rondeurs. Tout naturellement, l’humoriste de formation est devenue un modèle pour bien des personnes. Aujourd’hui, c’est notamment par l’écriture qu’elle change les choses, à sa façon, un lecteur à la fois.

Pour Guylaine Guay, le Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean est un rendez-vous annuel. Un incontournable. Depuis qu’elle a écrit son premier livre, Deux garçons à la mer, paru chez Libre Expression en 2014, elle se fait un plaisir d’y rencontrer les lecteurs.

L’écriture est arrivée dans sa vie sans crier gare. Le plan B est devenu un plan A. Elle est tombée en amour avec l’écriture, mais surtout avec les lecteurs et les salons.

Aujourd’hui, sa bibliographie contient trois récits autobiographiques, Deux garçons à la mer, qui traite de la réalité avec ses deux fils autistes, C’est bon d’être moi, qui s’attarde à l’âme et au corps, et le plus récent qu’elle présente dans le cadre du salon, Dame mature - Réflexion comico-dramatique d’une périménopausée velue et moite.

« C’est une réflexion sur le passage obligé qu’est la ménopause, les changements physiques et émotifs que ça occasionne », décrit celle qui affirme qu’il s’agit de son dernier livre autobiographique.

Fidèle aux visiteurs du Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Guylaine Guay sera au Delta Jonquière toute la fin de semaine afin de parler de ses livres et de son nouveau projet.

Effectivement, un projet fort différent occupe ses pensées. Le 18 octobre prochain, elle prendra les traits d’une super héroïne dans son premier livre humoristique, une bande dessinée intitulée Capitaine aime-ton-mou destinée aux lecteurs de 16 ans et plus.

« C’est excitant. C’est ma première fiction. Je rêve de ce projet depuis l’adolescence. J’avais envie d’être un super héros. Le personnage va aider des personnes dodues aux prises avec des situations rocambolesques. C’est très drôle. C’est beaucoup de clichés, mais c’est des choses que j’ai vécues personnellement et que je mets en situation de façon comique et tendre », décrit-elle.

Pour l’auteure, c’est une nouvelle façon de dédramatiser ces situations où le poids entre en ligne de compte, de mettre en lumière des réalités. « J’ai vécu tellement d’anecdotes personnellement que je pourrais écrire 25 tomes », assure-t-elle en souriant.

Guylaine Guay est bien dans sa peau. Elle pose pour les collections de vêtements Courbes de Véro. Elle n’a pas peur du mot « grosse ».

« Je déplore que le mot gros soit toujours associé à laid. Je n’aime pas que les gens décident pour moi ce qui est beau ou pas. Il ne faut pas avoir peur du mot grosse. Je revendique le droit de l’utiliser. J’ai toujours été ronde et bien dans ma peau. Je suis en santé. Je ne fume pas, je ne bois pas. On met beaucoup de pression sur les gens ronds pour les forcer à maigrir. Mais je suis maître de mon corps. Je veux juste offrir un modèle positif à ceux qui ont un surplus de poids. Je n’ai pas eu de modèle quand j’étais jeune. Je veux que les gens soient acceptés comme ils sont. Quand on est bien dans sa peau, c’est ce qu’on dégage ».

L’auteure ne pouvait présenter son livre dans le cadre du salon. Avec son éditeur, elle a tout de même organisé un concours permettant à quatre lecteurs de la région de repartir avec un exemplaire. « Ce sera vraiment les premiers lecteurs », lance-t-elle.