Shantel effectuera une première présence au Festival international des Rythmes du Monde, le 10 août. L’artiste allemand sera épaulé par The Bucovina Club Orkestar à l’occasion d’un spectacle présenté à l’angle des rues Racine et Bégin, à Chicoutimi.

Grosse pointure pour le FIRM

Vous ne le saviez pas encore, du moins jusqu’au moment où vos yeux se sont posés sur ces lignes. Le 10 août, des gens danseront sur la rue Racine, pas loin de la cathédrale de Chicoutimi, sur l’air de Disko Partizani. Ils le feront parce que l’auteur de ce tube planétaire, l’Allemand Shantel, participera au Festival international des Rythmes du Monde (FIRM) aux côtés de la formation The Bucovina Club Orkestar.

Il s’agira de leur première visite dans le contexte de cet événement, l’aboutissement d’une démarche entamée de longue date. D’une certaine manière, elle remonte au jour où le patron du Festival de jazz de Montréal, André Ménard, a parlé de cet artiste à son vis-à-vis du FIRM, Robert Hakim. L’ayant accueilli plusieurs fois dans la métropole, il a eu l’occasion de mesurer son pouvoir d’attraction.


«  André Ménard m’avait dit que Shantel et Rachid Taha étaient ceux qui l’avaient le plus marqué.  »
Robert Hakim

« André Ménard m’avait dit que Shantel et Rachid Taha étaient ceux qui l’avaient le plus marqué. Ce que fait Shantel se compare au travail de formations comme Gogol Bordello et Manu Chao. C’est un peu moins heavy, mais tout aussi festif. Je voulais donc l’avoir avec The Bucovina Club Orkestar. Chaque année, j’ai essayé, mais c’était difficile de concilier les horaires puisque l’été, la demande est forte en Europe », a confié Robert Hakim, mercredi, lors d’une entrevue accordée au Quotidien.

Il considère Shantel et The Bucovina Club Orkestar comme la plus grosse tête d’affiche du volet gratuit du FIRM, celui qui sera présenté sur la rue Racine, du 7 au 10 août. Ceux qui aiment faire des découvertes apprécieront les pièces concoctées par l’Allemand et ses partenaires, dans lesquelles on retrouve des éléments empruntant à la culture tzigane et à plein d’autres choses, qu’il s’agisse du rock, de la musique des Balkans et de l’esthétique disco, tendance Europe centrale.

« Ils sont une douzaine sur la scène, ce qui a d’ailleurs représenté le principal obstacle pour nous, eu égard au nombre de vols et de visas avec lesquels il a fallu composer. C’était plus compliqué que les cachets et sur scène, ce sera une grosse affaire puisqu’il y aura des cuivres, entre autres. Je suis sûr que ça va attirer les jeunes », anticipe le promoteur.

Quant à la philosophie qui anime Shantal, né Stéfan Hantel, à Mannheim, il y a 51 ans, elle s’appuie sur les vertus du « melting pot ». Il aime mailler des univers différents, au lieu de cantonner dans un style précis et de s’y sentir à l’étroit. « Grâce à l’art et la musique, on peut partager et amalgamer l’Est et l’Ouest, l’analogue et l’électronique. Il suffit d’avoir un esprit cosmopolite, une vision à la fois authentique et internationale », a décrit l’invité du FIRM, en février, dans une entrevue accordée à Scoop Media.