Groovy Aardvark refera ses chansons les plus populaires au cours du spectacle qui sera présenté le 21 septembre, à l’hôtel La Saguenéenne de Chicoutimi.

Groovy Aardvark heureux de jouer au Saguenay

Pour une deuxième année consécutive, Vincent Peake participera au spectacle du Québec Redneck Bluegrass Project présenté à l’hôtel La Saguenéenne de Chicoutimi. En 2018, le guitariste avait clôturé la fin de la tournée estivale du groupe avec ses collègues de Grimskunk. Le 21 septembre, par contre, c’est l’autre formation à laquelle il est associé, Groovy Aardvark, qui ouvrira pour la bande à JP « Le Pad » Tremblay.

« Il y a un an, on avait souligné les 40 ans de JP et la salle était pleine. C’est phénoménal, le succès que connaît le Québec Redneck. Il attire autant de monde que les Cowboys Fringants, sans même jouer à la radio. On est contents d’être avec eux une autre fois », a confié le vétéran de la scène punk québécoise il y a quelques jours, lors d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès.

Ce qui l’impressionne, c’est l’authenticité du groupe originaire du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Les thèmes abordés dans les chansons, le côté dissipé, ultra-festif, correspondent à la nature profonde de ses membres. « C’est la vraie affaire. Ça vient de leurs tripes et le public le sent », souligne Vincent Peake, qui connaît JP « Le Pad » Tremblay depuis le milieu des années 1990. Ils avaient partagé des espaces de pratique dans l’ancienne usine Cadbury de Montréal, bien avant la naissance du Québec Redneck.

Toujours heureux de revenir au Saguenay, région avec laquelle il se sent des affinités personnelles et musicales, le leader de Groovy Aardvark disposera d’une heure pour se rappeler au bon souvenir de ses fans. « On va se concentrer sur nos gros canons », annonce-t-il. La liste comprend Boisson d’avril, Amphibiens et une reprise musclée du classique de Félix Leclerc, Le petit bonheur.

Après avoir connu du succès dans les années 1980 et 1990, Groovy Aardvark est disparu du paysage pendant sept ans. Depuis son retour officiel en 2012, il se produit surtout dans des festivals, limitant le nombre de sorties à six ou sept par année. Ces apparitions suscitent de l’intérêt parce qu’ils sont nombreux, les amateurs de rock dont la jeunesse a été balisée par ses chansons.

« Je remarque toutefois que les habitudes des jeunes ont changé, depuis nos débuts. lls ont moins tendance à sortir, ce qui pourrait s’expliquer par les nombreuses informations auxquelles la technologie leur donne accès. La bonne nouvelle est qu’il reste plein de gens qui assistent aux spectacles et plein de gens qui ouvrent des salles. En plus, il y a tellement de festivals en été. C’est plus occupé que jamais », analyse Vincent Peake.

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LEUR CATALOGUE COMPLET BIENTÔT SUR VINYLE

Quand il ne joue pas avec les gars de Grimskunk et Aut’Chose, de même que ses camarades de Groovy Aardvark, Vincent Peake s’accorde du temps de qualité au studio. Depuis plusieurs mois, en effet, le chanteur et guitariste revisite une partie de son vaste catalogue. Il centre son attention sur cinq des six albums enregistrés par Groovy Aardvark.

Ils ont été créés de 1994 à 2002. C’est la période pendant laquelle le groupe issu de la marginalité punk est devenu si populaire que ses compositions étaient diffusés par les radios commerciales, tandis que Musique Plus, de regrettée mémoire, faisait bon accueil à ses clips. Le 12 avril dernier, c’est le disque ayant joui de la plus grande notoriété, Vacuum, qui a eu droit au traitement royal.

Groovy Aardvark a profité de tenue du Record Store Day pour le sortir en format vinyle. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, il a également commercialisé des versions remasterisées de Vacuum, Eater’s Digest, Oryctérope, Exit Stage Dive et Masothérapie. Toutes ont été calibrées en fonction des plateformes numériques où il est possible de les dénicher.

«C’est un travail de moine que j’adore. Je trouve ça le fun de réécouter nos enregistrements et de constater que ça tient la route. Nous avions établi un son reconnaissable, mais dans le cadre de cette démarche, j’ai appris que la remasterisation pour le vinyle, ce n’était pas la même affaire que pour Internet», a raconté Vincent Peake au représentant du Progrès.

S’agissant du vinyle, le prochain album qui jouira de ce traitement sera Eater’s Digest. Il s’agit du premier opus de Groovy Aardvark et les fans pourront se le procurer à compter du 23 novembre. «Je viens de recevoir le master et je planche sur la pochette. Cette fois, j’ai reçu les photos originales, alors que pour Vacuum, il a fallu partir du CD», précise le musicien.

Il ajoute que la séquence se poursuivra avec la conversion au vinyle d’Oryctérope, au début de la prochaine année. L’objectif ultime consiste à réunir les cinq enregistrements dans un coffret qui verra le jour d’ici à 2022.