Cinq conteurs s’affronteront dans ce concours amical, dont Lucie Bisson, que l’on voit ici sur la photo.

Grand concours international de menteries: des histoires rocambolesques à Alma

Le conteur originaire de Mashteuiatsh, Patrick Courtois, viendra défendre son titre de gagnant du Grand concours international de menteries, tenu pour une troisième fois dans le cadre du festival Tam Tam Macadam.

Patrick Courtois explique la différence essentielle entre un mensonge et une menterie dans une entrevue accordée au Progrès. « Le mensonge vise à tromper les gens. Le but de la menterie est de divertir le public qui vient assister au concours », dit-il.

Celui qui a été primé plusieurs fois pour son talent dans l’art oratoire — il a gagné des événements du genre à Québec, Trois-Rivières et Val-d’Or — dit s’inspirer des gens qu’il côtoie pour créer ses menteries. La population régionale, et ses histoires parfois plus grandes que nature faites dans une grande spontanéité, demeure une de ses principales influences.

Patrick Courtois, un conteur originaire de Mashteuiatsh, défendra son titre au Grand concours international de menteries.

« Moi, j’ai une structure qui est pas mal régionale. On connaît tous ce genre de personnage là. Je suis allé dernièrement faire souder un morceau de mon pick-up, dans le fond d’un rang. Le gars qui me faisait ça décolle une histoire, pendant qu’il faisait la job. Au bout de quinze minutes, je m’aperçois qu’il m’avait niaisé de A à Z. J’utilise cette structure-là, comme une joke, plus longue, à la première personne », précise-t-il, à propos des histoires qu’il raconte.

Règles souples

Les concours de menteries existent dans plusieurs festivals qui laissent une place aux contes. Les règles sont assez souples. Il faut raconter une histoire rocambolesque au « je », qui dure entre huit et dix minutes. Des pénalités sont accordées si la durée de ce récit, qui mélange l’art oratoire et l’humour, n’est pas comprise à l’intérieur de cet intervalle. Des juges, Bertrand Bergeron et Olivier Côté, s’assurent du bon déroulement de l’événement. Il revient au public de trancher et de choisir le gagnant.

Une bonne histoire étonne les gens, pense Patrick Courtois. Même si les histoires sont parfois à dormir debout, la personne qui la raconte doit afficher une certaine crédibilité pour s’attirer la faveur des spectateurs et les convaincre. « C’est la structure qui fait une bonne menterie. On la retrouve dans la chute. Il faut un punch final qui va fait rire le monde et qui va les surprendre. On a de belles brochettes de conteurs pour le concours », explique M. Courtois. Les quatre autres concurrents sont Normand Simard, Lucie Bisson, Benoît Davidson et Yolaine.

Patrick Courtois, un conteur originaire de Mashteuiatsh, défendra son titre au Grand concours international de menteries.

Le Grand concours international de menteries aura lieu à 19 h 30 le vendredi 23 août, dans les locaux de IQ L’Atelier, à Alma. Le musicien Matiu, un artiste des Premières Nations originaire de Maliotenam, s’occupera du volet musical de la soirée. Les billets sont en vente au coût de 10 dollars.