Ephrem Desjardins a monté un spectacle rendant hommage à Georges Brassens, lequel sera présenté dimanche, à 20 h, à la microbrasserie Les Coureurs des Bois de Dolbeau-Mistassini.

Georges Brassens pour un soir à Dolbeau-Mistassini

Comme Brel et Ferré, Georges Brassens est éternel. Même si son décès remonte à 1981, ses chansons ne sont jamais tombées dans l’oubli. Les versions originales jouent rarement à la radio, mais se sont incrustées dans l’inconscient collectif, tandis qu’une nuée d’interprètes ont repris ses classiques, dont le guitariste Ephrem Desjardins

Depuis 2011, il monte des spectacles à géométrie variable afin de célébrer l’œuvre de son idole. C’est ce qui se produira le 6 octobre à 20 h, à la microbrasserie Les Coureurs des Bois de Dolbeau-Mistassini. À ses côtés, on retrouvera le chanteur robervalois Jean-Christophe Pagé, son collègue Pat Bouchard et le contrebassiste Antony Marin, originaire de Jonquière, ainsi que des invités surprise.

Pendant les deux premières parties, ces artistes exploreront le catalogue de Brassens de manière chronologique. D’autres titres seront livrés au retour de la pause, mais d’une manière plus fluide, puisqu’ils répondront aux demandes exprimées par le public. Puis, on passera au karaoké, la partie du programme où les spectateurs seront mis à contribution. C’est souvent là que le party prend.

« Quatre générations sont représentées dans la salle parce que Brassens est aussi populaire que de son vivant. Ses chansons sont éternelles et, dès l’enfance, plusieurs y sont exposés pendant les camps d’été. Ils aiment des compositions comme La chasse aux papillons », a décrit Ephrem Desjardins mercredi, au cours d’une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

Lui-même avait dix ans, le jour où il a vu Brassens à Montréal. Cette expérience vécue avec son grand-père lui a laissé le meilleur des souvenirs. « J’avais été fasciné de voir 1500 personnes tourner leur regard vers lui, alors que le seul musicien qui l’accompagnait était son contrebassiste. C’était le pouvoir des mots, de l’écriture. J’ai gardé cette image toute ma vie », confie le producteur.

Il a appris à jouer de la guitare à 15 ans, prélude à une carrière fructueuse aux côtés de grosses pointures de la scène québécoise. Et justement, ses contacts dans le milieu avaient permis de réunir 22 artistes lors de la première célébration de l’œuvre de Brassens. « On avait eu tellement de fun qu’on a voulu le refaire, si bien que c’est devenu une tournée permanente. D’un soir à l’autre, la facture musicale change. Je dois toujours refaire la mise en scène », indique Ephrem Desjardins.

Ce qui ne bouge pas, cependant, c’est l’aspect visuel, les photographies présentées aux spectateurs, de même que les imitations enregistrées par Pierre Verville. Celui-ci a imaginé à quoi ressembleraient des témoignages d’admiration rendus par différentes vedettes. « Notre dernière visite dans la région remonte à l’été, alors que nous avons joué à L’Anse-Saint-Jean, au Bistro de l’Anse. Quelle ambiance », rapporte le producteur, qui s’attend à retrouver un enthousiasme équivalent aux Coureurs de Bois.