La chanteuse Gabriella sera en spectacle le samedi 26 octobre, à 20 h, à la salle Pierrette-Gaudreault du Cégep de Jonquière.

Gabriella: une tournée pour célébrer son nouvel album

Deux ans après son passage au Festival jazz et blues de Saguenay, la chanteuse Gabriella est de retour dans la région pour un spectacle solo à l’occasion de la sortie de son nouvel album, Étrangère. Il aura lieu le samedi 26 octobre, à 20 h, à la salle Pierrette-Gaudreault du Cégep de Jonquière.

Pour cette nouvelle tournée, Gabriella affirme avoir misé sur un aspect visuel plus éclatant. Si ses premiers spectacles étaient très minimalistes, la chanteuse désire cette fois en mettre plein la vue et offrir un spectacle visuellement à son image, débordant d’énergie. « J’ai travaillé très fort pour que tout se tienne tout seul. C’est visuellement intéressant et je joue beaucoup de choses ! » souligne Gabriella.

En plus du violon, du piano et de la guitare, l’artiste maîtrise aussi la batterie électronique, et s’est munie d’un outil pour programmer des rythmes électros, qui permettent d’ajouter plusieurs couches de musique à ses compositions. « Je souhaitais démocratiser le violon. Mon premier album était plus folk; il manquait un petit côté énergique que j’ai. Le violon est présent dans toutes les chansons, mais sous différentes formes », raconte la chanteuse de 26 ans, originaire de Saint-Basile-le-Grand, au Québec. Elle ajoute que les chansons de son album sont toutes très différentes, chacune exploitant son propre univers. « Ce concert est une histoire, explique-t-elle. Il y a une portion de moi lorsque j’avais 20 ans et une portion de moi maintenant, alors que je m’assume dans ce que je suis. »

Gabriella souligne l’aspect visuel du spectacle, un élément au coeur de sa nouvelle tournée.

Elle explique que le fait d’avoir nommé son album Étrangère est directement lié à son mode de vie particulier. « Je passe un mois à Paris et un mois au Québec. À Paris, je me sens chez moi autant qu’ici. J’ai des amis là-bas, mon copain est là-bas aussi. Pourtant, chaque fois que je vais me chercher une baguette au coin de la rue, on me rappelle constamment que je viens d’ailleurs ! Ce n’est pas du tout négatif, mais c’est pour ça que dans ma chanson Étrangère, je dis : “Je suis bien ici, pour toi je viens de loin.” »

Gabrielle souligne que ses chansons sont toutes personnelles. Étrangère a plusieurs influences des voyages de la jeune artiste entre le Québec et la France, de même que quelques chansons rappelant le premier album. « Je parle de ce qui me touche en ce moment, par exemple la surconsommation, qui est abordée de façon ironique. Il y a une chanson pour ma mère, puisque je parlais de mon père sur le premier album. Je parle aussi de mon amoureux, puisque c’est une grosse partie de ma vie, comme c’est souvent le cas ! »

Habituée de s’exécuter devant public, Gabriella concède tout de même que l’expérience peut être intimidante, et que la proximité avec le public reste sa priorité. « Être sur scène, c’est comme être mis sur un piédestal. Aller dans la salle me permet de faire partie d’une seule entité, ça ajoute un côté intime. » Entre les spectacles en France et ceux au Québec, Gabriella remarque plusieurs différences. « Le public est différent, la configuration aussi, puisqu’en France, le public est debout. Au Québec, les gens connaissent mon premier album, alors que pour les gens en France, je viens de sortir mon premier album. Ce sont deux perceptions différentes. » Elle affirme également avoir adapté ses textes afin qu’ils soient internationaux, tout comme son accent, qu’elle qualifie de « choix artistique », à la manière de Coeur de pirate ou de Céline Dion.

Le nouveau spectacle de Gabriella mettra de l’avant plusieurs instruments, dont le violon, le piano, la guitare et la batterie électro, en plus d’un outil pour programmer des rythmes électro.

La tournée québécoise de Gabriella prendra fin le 15 octobre, à Montréal, lors d’une première médiatique. Elle conclura officiellement le tout à Paris, le 30 novembre, après plusieurs jours de spectacle.