Giorgia Fumanti vient de sortir un album intitulé Aimons-nous. Il renferme plusieurs pièces créées au Québec, des succès mis en musique par le producteur Stefano Galante.

Fumanti et l’amour à la québécoise

Voici un thème qui réussit bien à Giorgia Fumanti. Après le succès d’Amour, vendu à 12 000 exemplaires à ce jour, la chanteuse récidive avec Aimons-nous, un album qui montre à quel point elle est enracinée dans la terre québécoise. Plusieurs titres font figure de classiques chez nous, en effet, à commencer par celui qui a donné son nom à cet enregistrement, signé Yvon Deschamps.

Les arrangements de cette pièce sont d’une extrême délicatesse, offrant un bel écrin à la voix de l’interprète originaire de l’Italie. Un frémissement similaire enveloppe son interprétation d’Hymne à la beauté du monde, un air popularisé par Diane Dufresne. Les mots cohabitent avec de jolies touches de harpe, comme pour illustrer à quel point l’avenir de la planète tient à peu de choses.

Cette voix, justement, ne cesse d’étonner la principale intéressée. «Même quand je suis fatiguée par les soins prodigués à mes enfants, je suis surprise de la voir sortir aussi facilement, cette voix pleine qui me permet de chanter sans ressentir de stress. Même que lorsque je donne des concerts, j’ai le sentiment d’être en vacances», a confié Giorgia Fumanti il y a quelques jours, à la faveur d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès.

Certains titres lui étaient familiers, notamment Un peu plus haut de Jean-Pierre Ferland, souvent livré en spectacle. Pour les autres, la chanteuse a recueilli les suggestions de différentes personnes, dont ses musiciens. Il restait ensuite à se les approprier. «Je n’avais jamais entendu Pendant que, de Gilles Vigneault. Le défi a consisté à reprendre ce poème sans le dénaturer et j’aime bien le résultat, ainsi que les arrangements de Stefano Galante. C’est comme des musiques de films», énonce-t-elle.

Plus proche de son univers, la composition Con Te Partiro la ramène dans l’orbite de la musique classique. Il s’agit d’un clin d’oeil à ses fans qui, chaque fois qu’ils l’entendent en spectacle, lui ménagent un accueil chaleureux. «Je la fais souvent, mais je ne l’avais jamais enregistrée. Les gens me l’ont souvent demandée», fait remarquer Giorgia Fumanti.

L’album Aimons-nous marque la première collaboration de l’interprète avec le violoniste Alexandre Da Costa. Il a participé à l’enregistrement d’Un peu plus haut et d’un extrait de l’opéra Starmania, Le monde est stone. «En retour, je ferai des vocalises sur son prochain album et je participerai à un concert de l’Orchestre symphonique de Longueuil. C’est lui qui en assume la direction», précise la citoyenne des Laurendides.

N’étant pas du genre à monter un spectacle correspondant à l’album du moment, elle intégrera les nouvelles plages d’une manière qu’on pourrait qualifier d’organique. Huit ou neuf devraient figurer au programme, aux côtés de ses succès.

Quelques sorties sont prévues au Québec, mais il est trop tôt pour confirmer quoi que ce soit en ce qui touche le Saguenay-Lac-Saint-Jean, un territoire maintes fois exploré dans les dernières années.

À l’international, par ailleurs, des spectacles seront proposés l’été prochain, en Italie. C’est d’autant plus apprécié que les parents de l’artiste y vivent toujours, ce qui permet de joindre l’utile à l’agréable. Elle révèle aussi qu’une première a eu lieu récemment, un concert privé tenu en Australie. «Maintenant, je peux dire que j’ai chanté sur les cinq continents», s’émerveille Giorgia Fumanti.