Le petit Almatois aux grands yeux bleus et aux bouclettes blondes a commencé à apprendre le violon avec son père à trois ans et demi.

Francis Garneau, violoniste à neuf ans

Francis Garneau est un petit garçon comme les autres et bien spécial à la fois. Du haut de ses neuf ans, il assumera la moitié d’un concert intergénérationnel au profit de la Fondation Laure-Gaudreault en collaboration avec la Chorale des Joyeux retraités, à l’église Saint-Pierre d’Alma, le samedi 18 novembre.

Francis Garneau a la candeur d’un petit garçon de son âge, mais lorsqu’il saisit violon et archet, son talent fait rougir d’envie bien des adultes.

Le petit Almatois aux grands yeux bleus et aux bouclettes blondes a commencé à apprendre le violon avec son père à trois ans et demi. Rapidement, ses parents ont vu quelque chose de spécial en lui. « Déjà, très jeune, il avait une facilité en plus d’un intérêt marqué pour la musique », raconte son père Richard Garneau. 

Le père de Francis est violoniste, sa mère est pianiste et ils enseignent tous deux la musique au primaire. 

« Ce n’est pas parce que ses parents sont musiciens qu’il réussit. Le mérite lui revient. Il travaille fort, il est persévérant et perfectionniste, assure Richard Garneau. Nos trois garçons jouent de la musique. Mais pour Francis, c’est particulier. Sa passion pour la musique est plus grande. Quand Francis joue avec ses blocs Lego, il construit des salles de concert. Ce qu’il aime, c’est être sur scène. »

Francis étudie au Conservatoire de musique de Saguenay depuis l’âge de six ans. C’est à cet âge aussi qu’il a joué avec le Quatuor Alcan dans le cadre d’un Rastel musical. Les images de sa prestation qui circulent sur YouTube ont été vues plus de 2500 fois. « Ç’a été toute une expérience pour lui », témoigne son père. 

Le garçon se rend au Conservatoire de musique de Chicoutimi pour rencontrer son enseignante Guylaine Grégoire chaque semaine. Il pratique aussi son instrument chaque jour. Il exécute ses gammes le matin. Au retour de l’école, il manie l’archet entre 30 et 45 minutes, puis un autre 30 minutes après la douche. Il admet toutefois qu’il est parfois difficile de maintenir une telle discipline. « On prend congé des fois, souligne-t-il. Je n’ai pas le choix de pratiquer si je veux faire des spectacles. »

Ce que Francis aime surtout, c’est se produire devant public. « C’est l’fun. J’aime jouer devant beaucoup de personnes. Je suis content de faire plaisir aux gens », explique le petit qui est toujours très excité, mais pas du tout nerveux, avant un spectacle.

« Je mets mon habit et j’attends mon tour dans les coulisses », répond-il tout bonnement lorsqu’on lui demande comment il se prépare pour un concert.

Francis a l’habitude de se produire devant public. Il a terminé quatrième de sa catégorie à deux reprises au Concours de musique du Canada. Il a aussi remporté plusieurs fois une première place dans le cadre du Festival de musique du Royaume.

« L’an passé, il a même fini deuxième parmi les plus âgés, raconte son père. Il a remporté le deuxième prix d’excellence du festival, toutes catégories confondues. »

En plus des différents concours auxquels il participe annuellement, il accompagne régulièrement son père qui fait partie des Porteurs de musique dans les résidences pour personnes âgées. L’organisme réunit des musiciens qui jouent de la musique dans les endroits où les gens n’y ont pas accès. 

Francis ne caresse pas de rêve particulier quant aux salles où il pourrait se produire. « Les salles que je connais, c’est celles où j’ai joué », explique simplement l’élève de quatrième année qui joue aussi au hockey.

Lorsqu’on lui demande ce qu’il fera plus tard, il ne sait que répondre. 

« Peut-être musicien, avance-t-il. J’aime juste jouer devant des gens. »


« C’est l’fun. J’aime jouer devant beaucoup de personnes. Je suis content de faire plaisir aux gens. »
Francis Garneau

Un spectacle empreint d’une certaine magie

Une certaine magie emplira l’église Saint-Pierre d’Alma, le samedi 18 novembre, alors que le public aura droit à un mélange de pièces classiques jouées par un jeune violoniste de neuf ans et de chansons d’hier et d’aujourd’hui interprétées par la Chorale des Joyeux retraités formée d’une quarantaine de personnes. 

Le concert vise d’abord à amasser une somme pour la fondation mise sur pied par l’Association des retraitées et retraités de l’éducation et des autres services publics du Québec (AREQ) dans le but de venir en aide aux aînés et aux jeunes dans le besoin, de soutenir des organismes communautaires et de soutenir la recherche médicale concernant les maladies des aînés. 

La Chorale des Joyeux retraités regroupe des membres de l’AREQ. « Nous ne sommes pas des professionnels, nous chantons par pur plaisir », explique Francine Garneau, membre de la chorale, responsable régionale de la Fondation Laure-Gaudreault et grand-tante de Francis Garneau. 

Le petit violoniste recevra quant à lui un salaire. Pour le garçon, il s’agit d’un premier « vrai » contrat.

Il jouera pendant 45 minutes. 

Il proposera un programme chargé composé du Concerto en la mineur RV 356 no. 6 de Vivaldi, de Le printemps de Vivaldi, La Czardas de Vittorio Monti, La danse villageoise de Claude Champagne, des premier et deuxième mouvements de La sonate pour violon et piano, k304, de Mozart ainsi que du Concerto de Jean-Baptiste Accolay en la mineur.

« C’est beaucoup de répertoire pour un petit garçon de 9 ans », convient Richard Garneau, le père du garçon. 

Pour faciliter les choses, les interprétations de Francis seront présentées en alternance avec celles de la chorale tout au long du concert qui durera une heure et demie. 

La chorale, qui sera accompagnée de Florent Ratté à la guitare et chef de chœur Marthe Belley, proposera des pièces d’hier et d’aujourd’hui, notamment des titres de Félix Leclerc et de Gilles Vigneault.

Une pièce, Le temps d’une chanson, réunira le jeune violoniste et la chorale en toute fin de représentation. 

« Ce sera une belle expérience à vivre pour les membres de la chorale et pour le petit Francis, un échange de passion entre la musique et le chant », affirme Francine Garneau qui souligne que de telles occasions se présentent rarement pour les membres de la chorale.

« C’est exceptionnel. C’est une autre façon de recueillir des fonds pour la fondation. »

Les billets sont en vente chez Jello musique d’Alma, ainsi qu’à la porte le soir du spectacle au coût de 20 $. Le concert débute à 19 h 30.