FIRM: trop de monde pour Rick Pagano [PHOTO PANORAMIQUE]

Tôt ou tard, ça devait arriver. Le déplacement de la scène qui, jadis, se trouvait à l’angle des rues Racine et Labrecque, à Chicoutimi, a gâché le plaisir de plusieurs centaines de personnes, vendredi soir, à l’occasion du Festival international des Rythmes du Monde. À la demande des autorités municipales, le comité organisateur a dû l’installer en face de la boutique Maya Inca, ce qui a laissé peu de place aux fans de Rick Pagano, dont c’était la seule apparition de l’été au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Une trentaine de minutes avant l’arrivée du chanteur, l’espace disponible devant la scène était plein au bouchon. Il restait juste assez d’espace entre la dernière rangée et le trottoir, de l’autre côté de la rue, pour permettre aux passants de circuler. Or, la foule a continué à se densifier, si bien qu’à 20h 07, moment où les premières notes de musique ont été crachées par les haut-parleurs, la situation est devenue franchement ridicule.

Cette photographie panoramique captée vendredi soir, sur la rue Racine, montre à quel point la situation était absurde pendant le spectacle du chanteur Rick Pagano. La petite scène a été placée de telle manière que les spectateurs débordaient des deux côtés, ce qui a créé de la frustration et beaucoup d’inconfort.
Malgré les circonstances pas évidentes, Rick Pagano s’est taillé un beau succès vendredi, lors de son passage au Festival international des Rythmes du Monde.

La circulation avait été réduite à un filet sous la pression des spectateurs, lesquels débordaient de chaque côté de la scène. Ils formaient une masse compacte qui s’étendait du Complexe Gagnon et Frères jusqu’au Bistro D et parmi eux, plusieurs manifestaient leur frustration. Voyant venir le problème, le comité organisateur avait installé un écran, mais ce n’est pas ainsi que les fans – dont un bon nombre d’enfants – désiraient voir celui qui s’est fait connaître l’hiver dernier, par le truchement de l’émission La Voix.

Ceux qui ne voyaient pas grand-chose ont été encore plus déçus quand Rick Pagano s’est mis à chanter. Ils ont reconnu sa voix légèrement voilée, apprécié l’aisance avec laquelle il s’est glissé dans le premier titre, Somewhere Only We Know. Ajoutons que son groupe est excellent. Quand il joue du rock, c’est pour vrai, toutes guitares dehors et en laissant apparaître de jolies nuances à travers les arrangements.

Le Québec Redneck Bluegrass Project a fait le plein de spectateurs en fin de soirée, vendredi, sur la grande scène dressée dans le voisinage de la cathédrale de Chicoutimi.

Très spontané dans ses interventions, le jeune homme a mis peu de temps à s’affranchir des conventions du showbizz. Ainsi a-t-il demandé aux gens de lever les bras, tout en formant une sorte de vague, avant de mettre fin à l’exercice. «Fuck. C’est fatigant pour rien», a-t-il lancé avant de reprendre le fil de la chanson. Personne ne s’en est formalisé, au contraire. Sa candeur, dans laquelle on ne perçoit nulle trace d’agressivité, fait partie du personnage.

Elle s’est manifestée une nouvelle fois après Bang Bang, une composition plus relax que les autres, laissant filtrer des accents rétro. Le public lui a réservé un tel accueil, ses cris étaient si perçants, que Rick Pagano a été touché, en même temps qu’étonné. «C’est débile, ce qui se passe là. Ça faisait longtemps que j’attendais ça», a-t-il confié, avant de livrer une première pièce en français, très rock et couronnée par un crescendo à donner le frisson. Il paraît que ce sera le prochain simple. Une affaire à suivre.