Djely Tapa remplacera le chanteur originaire du Congo, Dear Denizen, qui a dû déclarer forfait à la suite d’un drame ayant emporté des membres de sa famille. Elle se produira le 7 août à 20h 30, au centre-ville de Chicoutimi, à l’occasion du Festival international des Rythmes du Monde.

FIRM: Djely Tapa remplacera Dear Denizen

Il y a des changements de programme plus tristes que d’autres. Certains artistes doivent renoncer à un spectacle parce que leur voix est tombée en panne ou qu’ils se sont cassé une jambe, mais ce qu’a vécu Dear Denizen, l’un des invités du Festival international des Rythmes du Monde (FIRM), est d’un autre ordre. Lui et ses soeurs, qui vivent au Canada, ont dû se rendre d’urgence au Congo à la suite d’un drame qui a emporté des membres de leur famille.

«Il est arrivé quelque chose de grave. C’est pourquoi j’ai dû annuler quelques événements auxquels il devait participer», a confirmé sa gérante, Gina Brault, au cours d’une entrevue téléphonique accordée au Quotidien. L’une de ces sorties était prévue pour 20h30, le 7 août. Le chanteur était attendu sur la rue Racine, à Chicoutimi, dans le cadre du FIRM. Il devait se produire sur la scène aménagée près de la rue Labrecque, juste après le groupe Bob et les Macalous.

Les circonstances étant ce qu’elles sont, Dear Denizen a dû reporter à une date indéterminée ses débuts au festival. Il restait cependant à dénicher quelqu’un pour le remplacer et cette fois, tant le festival que l’Agence Impresaria, qui représente l’artiste, ont joué de chance. Dès lundi, soit quelques heures après avoir appris la mauvaise nouvelle, ils ont trouvé une solution plus qu’adéquate.

«Je pense que c’est un record. Le jour même, on a réglé le problème grâce à Djely Tapa, une artiste que je représente. Il a fallu se virer vite, mais ça tombait bien, puisqu’elle était disponible. Et comme je connais Chantal (Boivin, responsable de la programmation) depuis longtemps, il y avait une confiance. Je savais qu’au plan administratif, ça se passerait bien», raconte Gina Brault.

Tournant son attention vers sa protégée, qui sera accompagnée de quatre musiciens, elle précise que Radio-Canada lui a conféré le titre de Révélation dans la catégorie Musique du monde. C’est arrivé en mai, quatre mois après la sortie de son premier album en solo, intitulé Barokan. On y trouve des pièces qui possèdent une touche contemporaine, tout en laissant filtrer les racines de sa musique, fermement plantées dans la terre du Mali.

«Djely Tapa provient d’une famille de griots. Sa grand-mère, dont elle a été très proche, était elle-même une griotte. Chaque fois qu’elle chante, Djely Tapa porte donc l’histoire de son pays», fait observer Gina Brault. Elle ajoute que la jeune femme possède une belle voix, laquelle sera maillée à des arrangements où cohabitent la kora, autant que les synthés, la batterie ou la guitare, pendant son passage à Chicoutimi. Elle sera à l’affiche à 20h30, toujours à l’angle des rues Racine et Labrecque.