Des techniciens travaillent à fabriquer des éléments de décors du FIAMS.

FIAMS: dans les coulisses du plus gros festival du genre au pays

Les bureaux du Festival international des arts de la marionnette à Saguenay (FIAMS) fourmillent. À quelques jours du début de plus gros festival consacré à la marionnette au Canada, une quarantaine d’employés s’affairent à régler les mille et un détails qui feront toute la différence lors de la 15e biennale de l’événement, qui aura lieu cette du 23 au 28 juillet.

Le programme est ambitieux. Le festival proposera un peu plus de 150 représentations de 45 spectacles un peu partout à Saguenay; il accueillera des productions de 15 pays et des invités qui proviennent d’une vingtaine d’endroits dans le monde.

Le codirecteur artistique de l’événement, Dany Lefrançois, décrit de façon imagée le rythme de croisière de son équipe. «On va à 400 milles à l’heure.»

Tous ces efforts sont mis ensemble pour créer un rendez-vous de calibre international. «Nos invités viennent parfois de grandes métropoles comme Paris ou New York, ils sont surpris de voir à quel point la marionnette est ancrée dans notre petite ville, en région», ajoute M. Lefrançois.

Pendant que des employés de bureau règlent des questions liées à l’hébergement, à l’accueil et au transport des invités, au marketing, aux communications, etc., d’autres travaillent dans l’atelier du Centre culturel du Mont-Jacob pour fabriquer les décors qui serviront pour les événements spéciaux du FIAMS. On y sent l’effervescence.

Les défis logistiques posés par l’organisation du FIAMS sont nombreux, mais la paperasse qu’il faut remplir occupe une place en haut de la liste.

«Pour tous les artistes qui viennent donner un spectacle, il faut faire des demandes de permis de travail, des papiers pour l’impôt, des permis de voyage, explique Dany Lefrançois. On doit conjuguer les règles de pays aussi différents que Cuba, Israël et la Chine».

Transport

La plupart des invités arrivent à l’aéroport de Montréal, avec leur décor et leurs marionnettes. Il faut faire preuve de créativité et compter sur la générosité du public pour héberger et nourrir toutes ces personnes. «Il n’y a pas énormément d’hébergement dans les hôtels à Jonquière. Beaucoup de nos invités vont au Delta. Il y a des personnes qui nous aident et nous propose l’hébergement chez l’habitant. Ça crée un rapport intime avec la population. Les artistes aiment beaucoup ça aussi», raconte M. Lefrançois.

La grandeur du territoire de Saguenay apporte quelques problèmes, mais aussi quelques avantages. «Il y a plusieurs festivals dans le monde. Souvent les lieux de diffusion sont tous au même endroit. Les spectateurs peuvent les faire à pied. Il y a une logistique importante dans le transport de ces 200 invités-là.»

Malgré tout, le festival se fait un point d’honneur d’investir plusieurs lieux dans Saguenay et de mettre de la vie dans tous les secteurs de la ville.

«On a des salles de spectacle de qualité, autant à Chicoutimi qu’à Jonquière, et on veut bénéficier de tous ces lieux-là.»

Montage

Le nombre imposant de spectacles à l’affiche exige d’avoir une machine rodée au quart de tour.

Les employés de bureau ne sont pas en reste, ils doivent tout mettre en oeuvre pour assurer un séjour confortable aux invités, et le bon déroulement des activités.

«À la quantité de spectacles qu’on présente, il y a toujours des spectacles qui sont en montage ou en démontage. Il y a des équipes techniques qui travaillent jour et nuit. On a un spectacle ici au Mont-Jacob: dès qu’il se termine, c’est le démontage et une autre production prend sa place immédiatement», explique M. Lefrançois, avant d’ajouter que d’avoir suffisamment de techniciens représente aussi un défi.

+ À LA RECHERCHE DE BÉNÉVOLES

Le Festival international des arts de la marionnette de Saguenay (FIAMS) est encore à la recherche de bénévoles. L’événement a besoin d’environ 150 personnes pour aider à son bon déroulement, mais envisage de fonctionner avec une centaine de personnes si la population ne se manifeste pas.

«Notre festival a lieu pendant les vacances de la construction. Ce n’est pas la meilleure période pour avoir des bénévoles, mais à chaque édition, on a des personnes qui sont charmées par leur expérience de participer à quelque chose de gros», explique le codirecteur artistique du FIAMS, Dany Lefrançois. 

Les bénévoles peuvent choisir une tâche dans une liste créée par le FIAMS, selon leur préférence et leur disponibilité, qui va du transport des invités dans les quatre coins de la ville à la participation à la brigade écologique du FIAMS. Dany Lefrançois indique qu’il n’y a pas de contribution trop petite. «Même un petit deux heures, ça a une valeur incroyable», ajoute-t-il.