Fondateur de la troupe Québec Issime, Robert Doré assumera la présidence d’honneur du Festival de musique du Royaume. La 28e édition aura lieu du 16 avril au 4 mai, à Jonquière et Chicoutimi.

Festival de musique du Royaume: Robert Doré président d’honneur

Le fondateur de la troupe Québec Issime, Robert Doré, assumera la présidence d’honneur du Festival de musique du Royaume. Il exercera cette fonction au cours de la 28e édition de cette compétition d’envergure provinciale, laquelle se déroulera à Jonquière et Chicoutimi, du 16 avril au 4 mai. On y accueillera près de 500 interprètes privilégiant soit le répertoire classique, soit la chanson populaire.

« L’invitation lancée à monsieur Doré tient au fait qu’il gravite depuis longtemps autour de la scène musicale. En plus, certains de ses enfants, ainsi que des membres de la troupe, dont Marc-André Fortin, Michaël Girard et les sœurs Riverin, ont participé au concours. Il était content que nous ayons pensé à lui », a raconté la coordonnatrice Julie Mercier au cours d’une entrevue accordée au Quotidien.

La tradition veut que le président d’honneur s’adresse au public à l’occasion des finales, tout en agissant à titre de porte-parole de l’événement. Il se pourrait également que Robert Doré s’associe à la mise en place d’une activité-bénéfice. Elle s’inscrirait dans la foulée de la campagne de financement qui a été menée auprès des partenaires traditionnels du Festival de musique du Royaume, l’automne dernier.

Ce n’est pas dans les habitudes du comité organisateur de tenir une activité-bénéfice chaque année. Néanmoins, l’idée flotte dans l’air et ce projet, s’il reçoit l’aval des artisans du festival, se concrétisera d’ici à la fin de septembre. « La forme que prendra l’activité reste à déterminer, mais il est clair que nous en parlerons avec monsieur Doré », mentionne Julie Mercier.

Quatre lieux de diffusion

La nomination de Robert Doré tombe à point, puisqu’elle coïncide avec l’intérêt grandissant que suscite le volet populaire. L’année dernière, le nombre d’inscriptions s’est élevé à 95, ce qui a constitué une progression par rapport à l’édition précédente. Certes, le volet classique demeure le plus fréquenté, et de loin, mais tout doucement, l’écart rétrécit.

Dans la même foulée, notons que le Festival de musique du Royaume renouera avec la Salle François-Brassard de Jonquière. Elle s’ajoutera à la Salle Pierrette-Gaudreault, à la Salle Orphée de l’Atelier de musique de Jonquière, ainsi qu’à la Salle Jacques-Clément du Conservatoire de musique de Saguenay, les autres lieux où chanteurs et musiciens se produiront devant les juges.

« C’est un conflit d’horaire qui nous avait empêchés d’utiliser la Salle François-Brassard l’année dernière. Nous y retournerons pour le volet populaire qui, de plus en plus, génère de belles assistances. Au total, toutes salles confondues, 2800 personnes ont assisté aux épreuves tenues dans le cadre de la 27e édition », fait remarquer Julie Mercier.

On pourrait croire que le public ne comprend que les proches des participants, mais ce n’est pas le cas. Plusieurs facteurs incitent des gens à se pointer dans les salles. Certains tombent sous le charme des enfants qui, souvent pour la première fois, se produisent devant des inconnus. D’autres s’attardent aux commentaires émis par les juges, alors que les plus mélomanes prennent plaisir à entendre les interprètes plus âgés, ceux qui, demain, évolueront sur les grandes scènes.

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LE MOMENT DE SOUMETTRE SA CANDIDATURE

Plusieurs jeunes musiciens et chanteurs se feront entendre dans le cadre de la 28e édition du Festival de musique du Royaume.

Bien qu’il reste trois mois avant le début du Festival de musique du Royaume, le moment est venu de soumettre sa candidature. Les chanteurs et musiciens qui souhaitent participer à la prochaine édition ont jusqu’au 31 janvier pour remplir les formalités d’usage en se rendant à l’adresse www.festivalduroyaume.com. L’invitation s’adresse aux étudiants en musique du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de la Côte-Nord, de même qu’aux harmonies, aux groupes scolaires et aux chorales.

« L’année passée, nous avons accueilli 484 participants, ce qui a constitué une légère baisse qui reflète la situation dans les écoles de musique. Nous souhaitons rester au même niveau dans le cadre de l’édition 2019 », précise la coordonnatrice Julie Mercier. Elle ajoute que la majorité des interprètes proviennent de Saguenay, même si le Lac-Saint-Jean et, dans une moindre mesure, la Côte-Nord, sont également représentés.

Les personnes familières avec le concours remarqueront un changement significatif en ce qui touche la catégorie la plus relevée. Il n’y aura plus deux sections, Virtuose 1 et Virtuose 2, mais une seule. Le comité organisateur revient ainsi à une pratique qui avait cours lors des premières éditions, ce qui a l’avantage de simplifier les choses au plan administratif.

« La conséquence est que désormais, les étudiants inscrits à l’université au niveau du baccalauréat, de la maîtrise et du doctorat, rivaliseront à l’intérieur d’une même catégorie », explique Julie Mercier. Il reste à voir comment cette cohabitation se traduira à l’issue du concours. Les plus expérimentés squatteront-ils le podium ? Optimiste, la coordonnatrice croit que les juges prendront en considération le niveau académique des uns et des autres.

S’agissant des finances, enfin, elle reconnaît que le travail de sollicitation demeure ardu, mais que le Festival de musique du Royaume se tire bien d’affaire. « Ça va bien, dans l’ensemble. Plus nous récoltons d’argent, plus les bourses sont élevées et cette année, nous visons un plateau de 30 000 $, comparativement à 25 000 $ en 2018 », indique Julie Mercier.