Jean-Pierre Ferland

Festival de la chanson de Tadoussac: Tire le Coyote, Ferland, Kouna, Valaire, etc.

Jean-Pierre Ferland, Keith Kouna, les Trois Accords, Marjo, les Hay Babies, Valaire et son alter ego Qualité Motel, sans parler d’une nuée d’artistes venus de loin : la 35e édition du Festival de la chanson de Tadoussac ne sera pas triste. Adossée pour la deuxième fois à la Fête de la Confédération, soit du 28 juin au 1er juillet, elle témoigne de la volonté du comité organisateur de rejoindre tous les groupes d’âge et toutes les sensibilités musicales.
Cette photographie témoigne de l’esprit qui imprègne le Festival de la chanson de Tadoussac lorsque le temps se met au beau. Ce n’est pas dehors, cependant, que l’on verra Keith Kouna cette année, mais au sous-sol de l’église, où il se produira en solo.

« Nous voulions offrir le plus large éventail possible, des artistes reconnus, d’autres qui sont en émergence et une belle sélection internationale », a décrit le nouveau directeur général de l’événement, Julien Pinardon, lors d’une entrevue téléphonique accordée au Quotidien. Il occupe le poste qu’assumait Charles Breton depuis 1998. Devenu maire en novembre, celui-ci n’a eu d’autre choix que de faire un pas de côté, ce qui ne l’empêchera pas de donner un coup de main à l’occasion.

Un autre qui a quitté est l’ancien directeur artistique Marc-André Sarault. Comme il n’a pas été remplacé, c’est un comité qui a monté la programmation, dont l’un des bons coups tient à la venue de Jean-Pierre Ferland. Il se produira le 29 juin à 19 h, à l’intérieur de l’église. Trois heures plus tard, ce sera au tour de Marjo d’explorer son imposant catalogue, le tout en formule trio.

« Ce sont deux grands noms de la chanson québécoise, note Julien Pinardon. Jean-Pierre Ferland n’ayant jamais chanté dans le cadre du festival, nous avons fait jouer nos contacts afin de l’amener chez nous. Quant à Marjo, c’est une idée de Charles et, compte tenu du format, l’ambiance sera teintée par le blues, davantage que par le rock. »

Des retours attendus

À quelques générations de distance, le festival accueillera les Trois Accords à l’église, le jeudi à 20h. Ça fait une éternité que les gars de Drummondville n’ont pas joué à Tadoussac et pour accommoder le plus de gens possible, on enlèvera les sièges. Un autre moment fort surviendra le samedi à minuit, cette fois au sous-sol du bâtiment religieux. Keith Kouna s’y pointera dans le contexte d’une performance en solo.

Ceux qui se souviennent de son apparition au même endroit avec Les Goules, ou de la séance de bodysurfing à laquelle il s’était adonné quelques années plus tôt, sous un chapiteau, savent que cet homme n’est pas du genre à chanter Napalm en pensant à ses impôts. «Ce sera très rock, très percutant, à l’image de son dernier album», anticipe Julien Pinardon.

Le souvenir, toujours, nourrira les attentes générées par la présence du groupe Qualité Motel au Café du Fjord. Rappelons que c’est à cet endroit que les gars avaient vécu une expérience inoubliable, le plancher s’étant effondré sous leurs pieds pendant un spectacle de Misteur Valaire, leur ancienne formation. Tant qu’à faire le voyage, ils animeront une autre soirée à Tadoussac, cette fois sous le nom de Valaire. Ça se passera le vendredi à minuit, au sous-sol de l’église.

Mononc’Serge fera aussi une incursion le samedi et le dimanche, à l’Auberge de jeunesse. Comme Marjo, il évoluera en trio, une habitude bien ancrée chez les Hay Babies, que le public pourra applaudir le dimanche, sous le chapiteau dressé à proximité de l’église. Elles qui chantaient jadis sur la terrasse, devant le Gibard, font un peu partie de la famille, au même titre que Klô Pelgag. Celle-ci sera de retour le samedi à 19h, à l’église.

«Son plus récent album possède une musicalité extraordinaire, mais nous ne l’avions pas reçue à l’occasion de cette tournée. Nous trouvions que c’était un manque», affirme le directeur général, qui est tout aussi fier du volet international de la programmation. Les chansons à texte d’Erwan Pinard, les hymnes blues et cajun de Delgrès, l’inventivité de Lior Shoov, de même que le joli folk des Italiens Francesco Forni et Ilaria Graziano, devraient séduire les traqueurs de nouveautés.

Une expérience concluante

Tel que mentionné plus haut, la 32e édition épousera les paramètres de la précédente, en ce sens qu’elle sera présentée à la fin de juin. La décision de tenir l’événement deux ou trois semaines plus tard était audacieuse, eu égard aux habitudes développées par les festivaliers. Or, elle s’est révélée concluante, comme l’a illustré le nombre de visiteurs. On en a dénombré 25 000, comparativement à 21 000 en 2016.

«Nous croyons que ça va augmenter une nouvelle fois cette année, puisque plus de gens seront au courant du changement de dates, indique Julien Pinardon. Nous avons également constaté que la clientèle familiale est plus présente, puisque l’année scolaire est terminée à ce moment-là. C’est pourquoi nous offrirons trois spectacles destinés aux enfants, au lieu d’un.»

Quant aux personnes désireuses d’acheter des billets ou des passeports, elles peuvent le faire à partir du 4 avril à midi en téléphonant au numéro 1-866-861-4108 ou en se rendant à l’adresse www.chansontadoussac. Des rabais de lancement sont disponibles jusqu’au 15 avril.

Julien Pinardon est le nouveau directeur général du Festival de la chanson de Tadoussac. Il a remplacé Charles Breton, devenu maire de la municipalité en novembre.