L’opéra Faust a comblé les mélomanes, sans toutefois répondre aux attentes de la Société d’art lyrique du Royaume en ce qui touche l’achalandage.

Faust: un public heureux, mais pas assez nombreux

Les amateurs d’opéra ont apprécié Faust, notamment la mise en scène de Guylaine Rivard, et la production offerte du 16 au 18 février, au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi, a généré un taux d’occupation de 75 %. Ce ne fut pas suffisant, toutefois, pour atteindre l’objectif établi par la Société d’art lyrique du Royaume (SALR).

« Nous nous sommes rendus à 90 %. Pour boucler l’année sans enregistrer un déficit, il aurait fallu récolter des revenus supplémentaires de 6500 $, ce que nous pourrons encore faire grâce au prochain spectacle, La diva s’amuse. Il met en vedette Nathalie Choquette et sera à l’affiche le 15 avril, à la Salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière », a souligné la directrice générale et de production de la SALR, Aude Gauthier-Martel, lors d’une entrevue accordée au Progrès.

La marge de 10 % qui a échappé à l’organisme sans but lucratif correspond à ce qui manquait pour retrouver le niveau de rentabilité d’il y a deux ans, lors de la tenue du Barbier de Séville. Il y a donc une légère déception, laquelle est tempérée par l’accueil que les mélomanes ont réservé à Faust. « Les gens sont très contents. Ils ont adoré ce spectacle », confirme l’administratrice.

Elle ajoute que la décision de miser sur des opéras, de préférence aux opérettes, n’est pas remise en cause. On présentera donc La Traviata à l’hiver 2019, comme prévu, en accentuant la présence des chanteurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean parmi les solistes. Il y aura aussi une nouveauté prenant la forme de surtitres, ce qui correspond au voeu exprimé par le conseil d’administration. 

Un autre changement découlera du départ de Guylaine Rivard, qui souhaite faire un pas de côté après avoir planché sur les deux derniers opéras. Le tout s’est fait dans l’harmonie, faut-il préciser. « Il y avait une grande intelligence dans sa mise en scène de Faust et nous garderons en mémoire sa façon de composer avec les moyens limités dont nous disposons. Guylaine a passé le flambeau, mais il n’est pas impossible qu’elle revienne », laisse entendre Aude Gauthier-Martel.