Fanny Bloom viendra étrenner les chansons de l’album Liqueur, ce soir, à l’occasion d’un spectacle au Bistro Café Summum de Chicoutimi.

Fanny Bloom renoue avec l'esprit de La Patère Rose

Le nouvel album de Fanny Bloom, Liqueur, est à peine sorti que l’artiste part en tournée. Flanquée du batteur Philippe Bilodeau et de la claviériste Camille Gélinas, elle profite de quelques sorties printanières pour jeter les bases du spectacle plus achevé qui naîtra à l’automne. Il s’agit donc d’un laboratoire, en quelque sorte, d’un produit brut marqué au coin de la spontanéité, ainsi que le constateront les fans rassemblés ce soir, au Bistro Café Summum de Chicoutimi.

Le rendez-vous fixé à 21 h fera la part belle au dernier opus, né lui aussi de manière impromptue. C’est dans son chalet, en compagnie de ses complices du temps de La Patère Rose, Julien Harbec et Thomas Hébert, que la chanteuse a ouvert une phase de création qui a pris une ampleur inattendue. « On a fait de la musique pour le fun, et tout s’est enclenché. L’énergie de Liqueur fait penser à celle de La Patère. Travailler avec Thomas et Julien m’a amenée là », a-t-elle confié au Progrès.

Si l’idée d’apposer le nom du groupe sur cet enregistrement a flotté dans l’air, cela n’a été qu’une pensée éphémère. 

Après avoir produit deux albums en solo, Fanny Bloom tenait à préserver une identité chèrement acquise. Et puis, il y avait le souvenir du prix payé pour vivre cette aventure qui a marqué la petite histoire de la pop québécoise.

« C’est la première fois que je suis aussi à l’aise, aussi rapidement, avec du nouveau matériel. »

Fanny Bloom

« J’étais pas mal amochée. Ce n’est pas pour rien que mon premier disque se nomme Apprentie Guerrière. Ce groupe a été comme un feu d’artifice dans nos vies. Après, il y a eu un deuil, et j’ai dû rebâtir ma confiance », raconte la chanteuse. Signe qu’elle assume pleinement cette aventure, deux titres de La Patère figurent dans son spectacle. 

La part du lion revient toutefois à Liqueur, dont la transition du chalet vers la scène s’est faite sans coup férir.

« C’est la première fois que je suis aussi à l’aise, aussi rapidement, avec du nouveau matériel. Ces temps-ci, je casse les tounes et je surveille la réaction des gens. C’est une étape du cheminement que je trouve plaisante. J’apprécie les échanges que ça provoque avec le public, et, même lorsque je soumettrai une proposition plus complète, je souhaite préserver cette spontanéité », fait remarquer Fanny Bloom.

Une autre chose qu’elle savoure est le retour au sein d’un groupe, puisque la tournée précédente avait pris la forme d’un solo. « J’ai eu besoin d’un petit break, mais je suis une fille de gang, et ça me procure un réel plaisir de revenir avec d’autres musiciens. Ça m’a ‘‘resettée’’. Il y a un souffle que je sens », constate la chanteuse, à qui l’escale chicoutimienne offrira l’occasion de se produire devant son père, originaire de Saint-Ambroise, et de plusieurs membres de sa famille.