Ewan Dobson donnera deux concerts au Québec cet hiver, dont un au bar L’Envol de Jonquière, le 19 février à 18h. Il présentera des compositions instrumentales à la guitare, des adaptations inspirées du répertoire de Paganini, ainsi qu’un aperçu de ce que le musicien peut accomplir lorsqu’il s’essaie au metal acoustique.

Ewan Dobson, du classique au metal acoustique

Quand il ne se sert pas de ses mains pour nourrir des oiseaux, nombreux à le rencontrer sur sa propriété du Nouveau-Brunswick, Ewan Dobson chatouille les cordes de sa guitare afin de produire des musiques on ne peut plus éclectiques. Son univers englobe le folk, le bluegrass, le country, le classique et cette chose que peu de gens connaissent, le metal acoustique.

Sa virtuosité lui a permis d’étendre sa notoriété dans plusieurs régions du globe, ce qui ne l’empêche pas de sillonner les routes du pays pour aller à la rencontre de ses fans. C’est ainsi qu’il se produira le 18 février à Québec, à La Source de la Martinière, avant de se déplacer au bar L’Envol de Jonquière, le lendemain. Ce rendez-vous est prévu pour 18 h et comme ce fut le cas lors des spectacles livrés au même endroit en 2018 et 2019, l’admission sera gratuite.

« Les gens donnent ce qu’ils veulent et les premières fois, ça a bien marché. Je serai seul et sur plusieurs pièces, je serai appuyé par une bande sonore. Je ferai notamment des compositions à moi en « finger style », dont une qui a généré 29 millions de vues sur Internet. Elle se nomme Time Two », a raconté le musicien au cours d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès.

Professionnel depuis 2007, l’année où il a décidé d’aller au bout de sa démarche musicale amorcée à l’âge de huit ans, Ewan Dobson demeure fidèle à ses premières allégeances. C’est le metal, en effet, qui l’a poussé à adopter la guitare comme mode d’expression. Deux albums regroupant des compositions originales ont résulté de cet engouement, dont il livre quelques échantillons en spectacle.

Tout en jouant de la guitare à temps plein, Ewan Dobson prend plaisir à nourrir des oiseaux sur sa propriété du Nouveau-Brunswick, une pratique illustrée par quelques films diffusés sur YouTube. On le voit ici - du moins, sa main - en compagnie d’un geai bleu.

« Sur scène, je fais du metal acoustique avec une piste sur laquelle la batterie est enregistrée. Ce n’est pas aussi lourd, ni aussi fort, que du metal, évidemment. Par contre, c’est de la musique que je trouve agréable à jouer, une musique exempte de distorsions et qui s’appuie sur le riff. Ça ressemble à du heavy folk », lance l’artiste en riant de bon coeur.

À Québec et Jonquière, l’homme s’autorisera également des incursions dans le répertoire classique. Elles mettront en relief sa virtuosité, d’autant que les oeuvres abordées sont signées Paganini. Bien avant l’émergence des vedettes rock, celui-ci affichait un goût pour les effets spectaculaires, particulièrement en concert, ce qui sied au guitariste.

« Dans mes adaptations, je fais la partie réservée au violon. J’y arrive en recourant à une technique propre au bluegrass, alors que l’esthétique est classique », relate Ewan Dobson. Il serait trop tôt, cependant, pour découvrir une nouvelle facette de son travail, celle qui se rapporte à Scarlatti. C’est un projet amorcé il y a cinq ans, qui a donné lieu à des enregistrements diffusés sur YouTube.

« J’aime être confronté à un nouveau défi. Très structurée, la musique de Scarlatti a été colorée par un séjour qu’il a effectué en Espagne. Il y a des traces de ce qui allait devenir le flamenco », précise le guitariste, dont un autre centre d’intérêt, évoqué tantôt, se rapporte à l’ornithologie. Plusieurs films captés sur sa propriété le montrent en compagnie d’oiseaux sauvages picorant dans sa main. Cette activité amorcée il y a deux ans lui fait beaucoup de bien.

« Parfois, ça m’oblige à demeurer immobile pendant 90 minutes, dehors, en attendant qu’un oiseau se présente. Je trouve ça plus relax que le fait de pratiquer à la guitare. J’y trouve une forme d’équilibre », confie le Néo-Brunswickois qui, à ce jour, a attiré 18 espèces différentes, allant du geai bleu à la mésange à tête noire, en passant par le colibri.