Valérie Poulin a hâte de présenter un premier spectacle complet dans sa région d’origine. Cet événement tant attendu aura lieu le 15 février, au Côté-Cour de Jonquière.

Enfin un spectacle complet pour Poulin

Bien qu’elle ait grandi à Saint-Honoré, Valérie Poulin n’a jamais donné un spectacle complet dans sa région. C’est à Montréal que sa carrière a décollé, notamment sous l’impulsion du concours Les Francouvertes, où la jeune femme s’est rendue en demi-finale. L’autre événement majeur fut la sortie de son premier album, L’or des fous. C’est lui qu’elle mettra en évidence le 15 février, au Côté-Cour de Jonquière.

Deux musiciens l’accompagneront à cette occasion, le claviériste et bassiste Blaise Borboën, ainsi que le batteur Thomas Sauvé. Elle-même jouera de la guitare et de la basse, tout en chantant sur ses compositions aux accents rock. Peu lui importe que ce genre musical ne soit guère à la mode. C’est lui qui porte le mieux sa vision du monde.

« Le rock, c’est ce qui sort de moi. J’en fais parce que j’ai besoin d’exprimer des affaires et que son énergie brute me convient. J’aime aussi le danger qui vient avec, mais pas celui qui accompagnait les excès commis à une autre époque. Le danger que je préfère, c’est celui qui te fait sortir de ta bulle », a mentionné celle qui se fait appeler Poulin, tout simplement, au cours d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès.

Valérie Poulin aime le rock, ainsi que le constateront ceux qui la verront en spectacle à Jonquière, le 15 février.

Rappelons que sur l’album, l’or des fous dont il est question est la pyrite, avec laquelle certains ont cru s’enrichir en se laissant abuser par ses reflets dorés. Elle y voit une métaphore de bien des choses qui compliquent notre rapport au monde, notamment la course aux titres et à l’argent, sans parler des compulsions en tous genres. « Ce n’est pas ça qui fait le bonheur », estime Poulin.

Sur scène, il n’est pas dans sa nature de doser ses efforts. C’est l’occasion de brûler toutes ses cartouches en espérant que le public suive, de préférence en dansant. « Ma musique rocke et groove. Elle est à la fois pesante et accessible. Ça brasse en dedans pour le mieux », affirme la chanteuse, dont le programme comprendra quelques pièces tirées de son EP sorti en 2016, en plus des extraits de L’or des fous.

Il est aussi possible qu’une nouveauté soit étrennée, puisque Poulin prépare déjà la suite des choses. « Depuis quelque temps, je compose en travaillant avec la batterie et la basse . Ça danse pas mal, mais si je fais une chanson à Jonquière, ce qui n’est pas certain à ce stade-ci, ce sera toute seule, en m’accompagnant à la guitare », fait remarquer la Saguenéenne.

Outre sa visite au Côté-Cour, elle vivra bientôt une expérience qui pourrait générer des bénéfices substantiels. Il s’agit d’une vitrine à la Bourse Rideau, cet événement auquel assistent de nombreux diffuseurs, chaque année, afin de compléter leur grille de spectacles. C’est sa participation au concours Vue sur la relève qui lui a procuré cette opportunité.

« On m’a accordé une fenêtre de 25 minutes au bar Le Drag. C’est vraiment cool parce que je veux jouer le plus souvent possible », mentionne Poulin qui, de son côté, a entamé des démarches auprès des organisateurs de festivals. Des offres ont été soumises pour le printemps et l’été, mais il faut attendre le dévoilement des programmations pour savoir à quel endroit la chanteuse se manifestera.