Lawrence Gowan saute, danse, tournoie... n'arrête jamais!

Énergique Styx!

Styx a livré une performance tout simplement électrisante, dimanche au centre Georges-Vézina. Le groupe, visiblement, n'a rien perdu de sa fougue.
Le guitariste James Young a tellement lancé de plectres de guitare dans la foule que quiconque était dans les trois premières rangées et n'en a pas reçu est très malchanceux !
Styx respecte et aime son public - n'y a-t-il pas plus belle marque de respect que de parler (et même de chanter !) dans la langue de la foule ? Un respect mutuel, d'ailleurs. Et pleinement mérité. De la deuxième à la dernière chanson, le parterre en entier a été debout, chantant et dansant sur Suite Madam Blue, Blue Collar Man, Lady, A Criminal Mind et autres Come Sail Away. Le parterre, qui occupait 60 % de la surface normalement glacée de l'aréna, essayait parfois de prendre des pauses - possiblement moins en forme que les membres du groupe - mais chaque nouvelle chanson « l'obligeait », l'incitait, à se lever et à chanter au son des succès qui s'enchaînaient.
L'auteure de ces lignes, pourtant bien loin de faire partie du public cible, a été soufflée, conquise. C'est que les membres de Styx ont livré un spectacle de grande qualité, un spectacle qui sait séduire tant les nostalgiques des années 80, venus nombreux, que les plus jeunes. On ne sent rien de machinal, même si tout est rodé au quart de tour. 
Il y avait quelque 4000 personnes présentes dimanche et les absents ont eu tort, comme le veut la formule consacrée. 
Du Harmonium !
Lawrence Gowan, qui parle étonnamment bien la langue de Molière, a interprété du Harmonium, avec Pour un instant, en fin de spectacle. Pour cette chanson comme pour les autres grands succès de Styx, la foule a chanté de la première à la dernière note. 
Le bassiste d'origine, Chuck Panozzo, a fait quelques présences sur scène, lui dont l'état de santé ne permet pas de faire un spectacle en entier.
Les autres membres sont quant à eux dans une forme remarquable. Lawrence Gowan, particulièrement, est si énergique qu'on est presque fatigué juste à le regarder ! Il bouge sans cesse, chante parfois debout sur son piano, saute, tournoie ! Il a plus d'énergie que la plupart d'entre nous n'en auront jamais, malgré ses 60 ans bien sonnés. 
Styx a quitté la scène sous une pluie de confettis. Ce n'était qu'un au revoir, espéraient sûrement tant la foule que le groupe.