Les 24 membres de l’ÉNAM présenteront leur traditionnel spectacle de marionnettes, mardi et mercredi prochains, une activité supervisée par le marionnettiste d’expérience Richard Bouchard, également fondateur de l’ÉNAM.

ÉNAM: des marionnettes à but thérapeutique

Les 24 participants de l’École nationale d’apprentissage par la marionnette (ÉNAM) présenteront leurs nouvelles créations lors de deux représentations qui auront lieu les 17 et 18 décembre, à la salle communautaire du 75, rue Racine Ouest.

Depuis près de 30 ans, l’ÉNAM offre des services d’intégration sociale pour les personnes vivant des problèmes de santé mentale. Grâce aux marionnettes, les participants apprennent de nouvelles manières de communiquer et de développer des liens sociaux.

Cette année, le traditionnel spectacle de Noël a été développé autour du thème « Les visages du monde ». La thématique est représentative de la multiplicité des identités qui façonnent le monde, mais aussi le groupe de l’ÉNAM. Parmi les récits mis de l’avant, notons ceux du voyageur sans visage, en quête d’identité, du caméléon, qui montre à s’adapter, de Marcel, qui cherche à se débarrasser de ses petites voix, et de Charlie Chaplin. Les marionnettes sont entièrement conçues par les participants à l’aide de matériaux recyclés. C’est Richard Bouchard, fondateur et directeur artistique de l’ÉNAM et cofondateur du Festival international des arts de la marionnette à Saguenay (FIAMS), qui coordonne le projet.

D’une durée d’une heure, le spectacle de marionnettes a été conçu autour du thème « Tous les visages du monde », une ode à la diversité de la société et aux maints visages qui seront mis de l’avant lors du spectacle.

Il explique que l’ÉNAM est avant tout un endroit où se procurer « des outils » pour mieux évoluer en société. « Les gens s’inscrivent, c’est volontaire, et ils travaillent sur eux, parce que nous, ils s’inscrivent, et il y a un engagement [de leur part] pour évoluer. Travailler comme ça, c’est comme si on dépoussiérait notre façon [d’être]. On sort de la maison, on sort de notre isolement et on se remet en perspective dans le monde. »

M. Bouchard compare la situation à un jeu d’autos tamponneuses. « On se cogne, on se chiale, on fait des erreurs, mais c’est la meilleure place pour évoluer rapidement. »

Il explique avoir commencé à utiliser l’art des marionnettes comme moyen de réintégration en 1982, après avoir travaillé avec des élèves en difficulté. L’ÉNAM permet à ses membres de développer le travail de groupe, mais aussi l’autonomie et la créativité, des éléments essentiels à la réinsertion sociale.

Ça semble être mission réussie, puisque lors du passage du Quotidien, un participant nommé Pascal ne s’est pas gêné pour dire que pendant qu’il était à l’ÉNAM, il n’était « pas en train de penser à autre chose, de faire des conneries ». Lorsqu’on demande aux participants ce qu’ils préfèrent à propos de l’ÉNAM, la réponse est sans équivoque. « Nous sommes une grande famille ! », lance Nancy. Un autre participant, Serge, l’appuie : « On est une belle équipe. »

Le spectacle de marionnettes de l’ÉNAM sera présenté le 17 décembre, à 13 h 30 et à 19 h, et le 18 décembre, à 13 h 30. Le coût d’admission est de 5 $ pour les représentations en journée et de 10 $ pour celle en soirée. D’une durée d’une heure, le spectacle comporte sept saynètes mettant en vedette divers personnages. Les places, limitées, peuvent être réservées en appelant au 418 549-6262, poste 622, ou par courriel à communications@enamsaguenay.ca.