En cas de pluie, aucun remboursement propose des personnages qui incarnent les travers de l’homme. Louis Le Juste (Raymond Bouchard) va quitter le parc d’attractions qu’il dirige. Sa fille, Marie-Jeanne La Bien-Aimée (Catherine Paquin-Béchard) ne manifeste aucun intérêt à lui succéder. Le Bossu (Lucien Bergeron) semble quant à lui prêt à tout pour s’emparer du trône.

En cas de pluie, aucun remboursement: un baume sur une journée froide

Le public du Théâtre Banque Nationale a pu oublier le froid et la neige qui régnaient à l’extérieur vendredi soir puisque Diffusion Saguenay présentait En cas de pluie, aucun remboursement, une pièce divertissante et légère, digne des bons théâtres d’été.

La pièce écrite et mise en scène par Simon Boudreault propose une bande de personnages caricaturaux qui incarnent certains des travers de l’homme. La soif de pouvoir est grande et entraîne manipulations et manigances, même lorsqu’il s’agit de régner sur un parc d’attractions. 

Louis Le Juste (Raymond Bouchard) est le « king » du Royaume du Super Fun, un parc d’attractions, depuis 32 ans. Vient le jour où il annonce son intention de prendre sa retraite. Sa fille, Marie-Jeanne La Bien-Aimée (Catherine Paquin-Béchard), est pressentie pour lui succéder, même si elle ne manifeste aucun intérêt pour la chose. Les employés, notamment les trois capitaines des sections aquatique, manèges et restauration, François Le Bel (Sébastien Gauthier), Charlotte La Hardie (Louise Cardinal) et Lucille La Grasse (Mélanie St-Laurent), rêvent quant à eux de s’emparer du trône. Ils sont prêts à tout. Mais voilà qu’un nouvel employé, un bossu mystérieux (Lucien Bergeron), entre en scène. Et il est prêt à aller encore plus loin. 

La production du Petit Théâtre Du Nord qui tourne depuis 2015 débute avec l’ouverture estivale du site et le public suit les personnages jusqu’à la fin de l’été, moment où Louis Le Juste choisira son successeur. 

Les personnages évoluent dans un décor de bureau de parc d’attractions aux couleurs pastel et sales qui se métamorphose au gré des tableaux. 

La mise en scène est des plus intéressante. Quelques déplacements dans les décors, un ou deux accessoires supplémentaires et le personnage du Bossu qui situe l’action suffisent à passer de la toilette des hommes du parc aquatique au kiosque de barbe à papa. 

Les personnages entraînent ainsi les spectateurs dans de nombreuses sections du parc d’attractions tout au long de la pièce. 

Le plongeon dans la piscine à vagues et la « ride » dans les montagnes russes sont particulièrement réussis. 

La mise en scène contribue d’ailleurs grandement à l’aspect comique de la pièce en proposant des changements de décor et des clins d’oeil qui font sourire. 

Les acteurs qui se partagent la scène pendant une heure quarante-cinq minutes campent tous à merveille leur personnage. 

En cas de pluie, aucun remboursement ne suscite pas de grands rires, mais amuse. C’est une proposition légère qui, à défaut d’être présentée dans le cadre d’un théâtre d’été, fait sourire en cette période où le froid s’installe.