« Un grand-père. Un printemps à la campagne. Une vieille demeure. Une douleur cicatrise. » Martin Rodolphe Villeneuve aborde le deuil et les retrouvailles avec son dernier-né, Éléonore.

Éléonore, dernier film du Saguenéen Martin Rodolphe Villeneuve, voyage en Espagne

Le dernier film du Saguenéen Martin Rodolphe Villeneuve, Éléonore, a été présenté à La Cabina, le Festival international de moyens métrages de Valence, en Espagne, qui se déroulait du 21 au 29 novembre.

M. Villeneuve explique que sa participation au festival était importante, puisque celle-ci constitue une belle reconnaissance qui pourrait lui permettre d’obtenir un financement pour son prochain projet, un long métrage qui sera tourné à Hébertville-Station, Laterrière, Chicoutimi et Saint-Bruno, et dont le scénario est déjà écrit. L’œuvre a même un titre provisoire, Le centre de la Terre, mais M. Villeneuve indique qu’il préférerait le titre Deprofundis, pour distinguer l’œuvre de quantité d’autres films éponymes.

Avec déjà une dizaine de films à son actif, Martin Rodolphe Villeneuve raconte que l’inspiration derrière Éléonore, qui a pour thèmes le deuil et les retrouvailles, réside dans un tableau de George Clausen intitulé Jeunesse en deuil (Youth Mourning). « J’ai imaginé une femme qui se promenait dans un champ, et ce personnage, c’est Éléonore. » M. Villeneuve fait un comparatif entre son processus d’adaptation et celui du monde littéraire. « J’ai adapté un tableau comme on adapterait un roman », dit-il simplement. Il indique que ses quatre derniers films, deux courts métrages et deux moyens métrages, sont également inspirés de peintures, un médium qui l’attire beaucoup.

Fantastique

En Espagne pour une semaine, Martin Rodolphe Villeneuve répond d’emblée vivre une expérience « fantastique ». Les conférences de presse sont en espagnol, avec traduction immédiate, une expérience qu’il qualifie d’« extraordinaire », et le film, présenté en français, est sous-titré en espagnol. Toutefois, c’est surtout la population de Valence qui retient son attention. « On voit que les gens s’y connaissent, dit M. Villeneuve. Le moyen métrage, entre 30 et 60 minutes, laisse la place à des choses intéressantes [même si] c’est un format négligé. »

Le cinéaste ajoute apprécier particulièrement la ville de Valence, lui qui n’a pas l’habitude de voyager. « Les gens sont très accueillants et ils ont une certaine élégance. Ils ont du style, ils marchent avec la tête haute. C’est la plus belle ville que j’ai jamais vue. J’ai eu le temps de visiter un peu, mais une semaine, ce n’est pas assez. »

Éléonore était le seul film canadien présenté à La Cabina, récoltant même un article de la part du journal local, Levante.