Photographiée près d’un tableau intitulé Chute libre, Édith Privé relèvera le défi de la création en public au cours de deux activités qui auront lieu en mars et en juin.

Édith Privé relèvera le défi de la création en public

Bien qu’elle pratique la peinture depuis longtemps, c’est seulement cette année qu’Édith Privé travaillera devant public, et ce, deux fois plutôt qu’une. Elle le fera d’abord le 15 mars, à l’hôtel Universel d’Alma, dans le cadre d’une activité-bénéfice, puis du 20 au 23 juin, à l’occasion du Symposium international de peinture et sculpture du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« C’est un petit défi personnel que je m’impose », a mentionné l’artiste il y a quelques jours, lors d’une entrevue accordée au Quotidien. Tant qu’à éliminer un blocage, elle le fera de la manière la plus visible qui soit, au profit d’un organisme sans but lucratif centré sur la santé mentale. Ce jour-là, il n’y aura qu’elle à la tribune, pendant que le souper sera servi. Une toile mesurant 40 par 60 pouces sera posée sur une table, prête à recevoir des giclées de peinture acrylique.

« Je travaille de cette manière, à plat, en raison d’une limitation à l’épaule. Parfois, je prépare une esquisse, alors qu’à d’autres moments, il y a encore moins de contraintes. Je pars avec une idée en tête, puis ça change en cours de route », explique Édith Privé, dont la création sera vendue à l’encan à la fin de la soirée. La cause lui est d’autant plus chère qu’elle a fait carrière dans le milieu de la santé en tant qu’infirmière.

Édith Privé aime les grands formats, ce qu’illustre ce tableau qu’elle a baptisé L’envol.

Autre première

Après cette performance, l’Almatoise vivra une autre première, en lien avec le symposium. Fière d’avoir été sélectionnée par le comité organisateur, elle a hâte d’installer son chevalet dans le hangar de la zone portuaire de Chicoutimi. « C’est un bel honneur. Ça me donne confiance pour la suite des choses. J’aime faire de grands formats, mais j’apporterai aussi de petites toiles », anticipe celle dont la page Facebook a pour titre ART en PRIVÉ.

Là, comme à l’hôtel Universel, elle devra travailler sous le nez des visiteurs, une perspective qui n’altère plus sa sérénité. Les gens verront naître une œuvre abstraite, ce qui correspond à sa personnalité artistique. « Je dis que je fais de l’abstrait moderne, une approche qui me permet de travailler de façon spontanée, énonce Édith Privé. L’exécution est rapide, contrairement à la préparation de la surface, qui nécessite six étapes. »

Toujours en juin, à une date qui reste à déterminer, elle tiendra son vernissage annuel à Alma. En 2018, près de 200 personnes s’étaient rendues au restaurant Rose et Basilic, aujourd’hui fermé, pour découvrir sa nouvelle production. Plusieurs, parmi les habitués, apprécient la dimension de ses tableaux parce qu’ils habillent bien une maison. « Ceux qui ont des murs libres de huit à dix pieds aiment ce que je fais. Il m’arrive même de produire sur commande. J’ai l’œil pour la décoration », raconte l’artiste.

Sauf imprévu, sa dernière activité publique de l’année aura lieu à la bibliothèque municipale d’Alma, quelque part en août. Là encore, on parle d’un rendez-vous annuel qui permet de voir plein de nouvelles choses. « Je vais régulièrement à la bibliothèque parce que c’est là qu’on m’a donné ma première chance. C’est gravé dans ma mémoire », confie Édith Privé.