Martin Giguère brillera dans son spectacle solo des Clowns noirs, Les ultimes lectures de Diogène, où son personnage lit et démonise sept histoires qu’il a écrites lorsqu’il était enfant.

Du nouveau matériel pour les Clowns noirs

Martin Giguère replonge dans ses écrits d’enfance et offre au public saguenéen de toutes nouvelles histoires ludiques, avec son spectacle Les ultimes lectures de Diogène, pour en finir avec les œuvres prépubères de Martin Giguère. Ce spectacle est présenté du mercredi au samedi, depuis le 10 mai et jusqu’au 25 mai, à la salle Murdock du Centre des arts et de la culture de Chicoutimi.

« Derrière ses livres inoffensifs, où l’innocence semble flirter avec la candeur, où la joie semble côtoyer le bonheur, se cachent d’épouvantables horreurs et d’indescriptibles perversions que seul l’intellectuel Diogène pourra tenter d’exorciser avant qu’il ne soit trop tard », écrit M. Giguère, dans son invitation au public.

Cette oeuvre plonge dans sept récits qu’il a imaginés lorsqu’il fréquentait l’école primaire. Il parle par exemple des monstres ou du baseball et en profite pour rire un bon coup du jeune enfant qu’il était. « Le livre est dangereux pour Diogène ; ses réflexions sont poussées trop loin. Dans sa lecture, il veut démoniser ces histoires », a expliqué l’homme, dans un entretien téléphonique avec Le Progrès.

Cela fait maintenant près de 15 ans que le Théâtre du Faux Coffre présente les folies des Clowns noirs et explore les aventures des cinq acolytes, Contrecoeur, Piédestal, Trac, Grossomodo et Diogène. Depuis 2010, les Clowns noirs organisent différents spectacles solos.

Avec Les ultimes lectures, la troupe réinvente son jeu et conclut le chapitre des livres d’enfance.

« J’ai épuisé tous les textes de mon enfance. À l’adolescence, j’avais commencé à faire des bandes dessinées, donc ça se présente moins bien sur la scène », ajoute-t-il, tout en se disant qu’il tentera maintenant de trouver de nouvelles idées pour ses créations.

Mais Martin Giguère ne pense pas que ce sera la fin des spectacles solos de Diogène. Des sujets se pointent souvent, et tout bonnement, le bout du nez, dit-il. On se rappellera le spectacle inspiré d’une correspondance qu’il avait entreprise avec un arnaqueur du Bénin, laquelle avait duré un mois et demi.

La pièce Les ultimes lectures de Diogène s’adresse à un public mature, et le comédien est persuadé que tous les amateurs de la troupe retrouveront encore une fois beaucoup de plaisir dans cette nouvelle comédie.

Pour se procurer des billets pour les différentes représentations, il faut appeler au 418 698-3000, poste 6561, ou encore réserver des billets via Facebook, sur la page du Théâtre du Faux Coffre.

Nouveaux défis

Ce n’est pas le seul projet sur lequel les Clowns noirs planchent ces jours-ci. Le groupe prépare déjà des spectacles pour la prochaine année. Il faut savoir que leurs projets ont récemment été chamboulés par le départ d’un membre de longue date, Éric Laprise. Les Clowns noirs lui ont trouvé un remplaçant, dont son identité est toujours secrète, alors qu’ils gardent la surprise pour l’automne.

Ils commenceront par la reprise de la pièce Le Clown noir au masque de fer, pour ensuite présenter Apocalypse, le dernier Clown noir, en 2020. Ils se concentreront ensuite sur une nouvelle création.

Également, le groupe travaille des pièces spécialement créées pour des publics précis. Récemment, une pièce a été écrite spécialement pour les étudiants, sur le thème du décrochage, avec la participation de trois clowns.