Voici les objets qu’utilise Yondr pour prévenir l’usage des téléphones intelligents dans les salles de spectacle: une enveloppe jumelée à un outil permettant de la débarrer.

Doit-on bannir les téléphones intelligents?

L’omniprésence des téléphones intelligents commence à agacer les artistes, à un point tel que certains les bannissent des lieux où ils se produisent. L’un d’eux est l’humoriste américain David Chappelle, qui a fait l’objet d’un reportage récemment, au réseau PBS. Appelé à expliquer sa décision, il a raconté que l’approche douce ayant échoué, il n’a eu d’autre choix que de recourir aux services de Yondr, une startup basée à Silicon Valley, afin de régler le problème.

«Vous avez des adultes responsables, disciplinés, qui sont incapables d’assister à un spectacle d’humour sans être distraits par leur téléphone. On a besoin d’un ‘‘break’’ de la technologie», a expliqué David Chappelle au reporter Jeffrey Brown. C’est ainsi que dans la salle de San Francisco où lui et le musicien John Mayer partageaient l’affiche, le célèbre Fillmore Auditorium, on voyait des gens attentifs, heureux d’être là et libres de tout lien virtuel.

Avant d’y pénétrer, chacun avait dû remettre son téléphone à un représentant de Yondr, qui l’a rangé dans un étui que lui seul pouvait ouvrir. C’est un service que la compagnie offre aussi dans un nombre croissant d’écoles et dans le cadre d’événements mondains, des mariages, par exemple. Or, tôt ou tard, la question se posera chez nous, d’où l’intérêt suscité par ce phénomène qui, on s’en doute, ne fait pas l’unanimité.

Le malaise ressenti par David Chappelle ne tient pas compte de la nouvelle façon de vivre un spectacle, souligne ainsi l’éditrice du magazine Wired, Arielle Pardes. «Ça ne se limite pas à ce que propose l’artiste. Il y a vous qui possédez la capacité de le capter, de le remixer et d’envoyer un message sur Instagram, livrant alors votre propre version de l’oeuvre», énonce-t-elle.

Sensible aux deux argumentaires, John Mayer admet que les captations effectuées pendant ses spectacles l’ont aidé à se faire connaître. En revanche, il aime roder du matériel sans craindre de voir une interprétation imparfaite générer 50 000 vues sur le Web, ce qui montre à quel point cette question est plus complexe qu’on pourrait l’imaginer.

Prog Story à Jonquière

Si vous êtes nostalgique du rock progressif tel qu’il se déclinait au début des années 1970, prenez note de la tenue du spectacle Prog Story, aujourd’hui, à 20h. Pendant 2h 30, la salle François-Brassard de Jonquière sera habitée par les classiques des groupes Yes, Genesis, Jethro Tull, Pink Floyd et Gentle Giant. Huit musiciens dirigés par Daniel L. Moisan produiront ce petit miracle, tandis que des films d’archives seront projetés derrière eux. Les billets coûtent 40 $ l’unité, et pour réserver, on se dirige sur lepointdevente.com.

Une finale éclectique

Le Club photo de Chicoutimi présente sa dernière exposition de l’année. Tenue jusqu’au 17 juin, à la bibliothèque municipale de Chicoutimi, elle réunit des images captées par 54 membres de cet organisme très actif depuis l’automne. Puisqu’on n’avait imposé aucune thématique en vue de cette sortie, les oeuvres proposées se distinguent par leur éclectisme. Il y a du noir et blanc, et des paysages urbains comme celui-ci, où Chicoutimi a des airs presque méditerranéens. Il a été croqué par Jocelyn Proulx, qui a pratiqué le journalisme pendant plusieurs années à Radio-Canada. On remarque également des portraits, l’un d’eux, baptisé Je t’aime, étant l’oeuvre de Yvon Guignard.

Mario Jean au théâtre

Pour une deuxième année consécutive, l’humoriste Mario Jean retrouvera le personnage imaginé par le chanteur français Bénabar, l’infortuné héros de la pièce Je vous écoute. Il renouera avec cette comédie le 12 juillet, à la salle André-Mathieu de Laval, avant de partir en tournée avec ses camarades Marc-André Coallier, France Parent et Luc Bouchard. Deux escales sont prévues au Lac-Saint-Jean, soit les 16 et 17 novembre, à l’auditorium Fernand-Bilodeau de Roberval, de même qu’à la salle Desjardins-Maria-Chapdelaine de Dolbeau-Mistassini.

Du chant à l’église Sacré-Coeur

Pendant trois jours, soit du 8 au 10 juin, les amateurs de chant choral n’auront pas le choix de converger à l’église Sacré-Coeur de Chicoutimi. On y tiendra en effet un triduum, une activité destinée à célébrer la fête du Sacré-Coeur de Jésus à la faveur de messes ménageant une place de choix au chant. Les activités seront lancées par le choeur grégorien Una Voce, dirigé par Raymond Laforge. Il participera aux vêpres du 8 juin, prévues pour 17h, ainsi qu’à la messe célébrée le lendemain, à 16h. De son côté, la Chorale de l’église Sacré-Coeur animera la messe de 11h, le 10 juin, avec Nathalie Lépine à l’orgue, ainsi qu’à la direction. Le même jour, à 19h 15, le nouvel évêque du diocèse de Chicoutimi, Mgr René Guay, présidera la messe solennelle du Sacré-Coeur. Cette fois, c’est le Choeur Euphonie, dirigé par Micheline Hamel et appuyé par l’organiste Gervaise Tremblay, qui apportera une touche artistique à ce rassemblement. Sur la photographie, on remarque Joseph-Marie Bouchard, membre du comité organisateur, Gervaise Tremblay, Raymond Laforge, Micheline Hamel et Michel Tremblay, président d’Una Voce.