Saguenay libre, un documentaire mettant en vedette Orloge Simard, sera présenté pour une première fois le mercredi 3 juillet à la cathédrale de Chicoutimi, dans le cadre de la soirée d’ouverture de La Noce.

Documentaire sur Orloge Simard: la Noce à la cathédrale

La Noce de cuir débutera à l’église. Après s’être emparé du perron de l’église Saint-Édouard de La Baie, Orloge Simard fera son entrée à la cathédrale de Chicoutimi, où un documentaire le mettant en vedette sera présenté sur grand écran dans le cadre d’une projection événementielle, mercredi soir, la veille du lancement de la troisième édition du festival.

La Noce prend son envol plus tôt cette année, puisqu’une soirée d’ouverture a été ajoutée aux trois journées de spectacles.

Mercredi soir, le documentaire Saguenay libre, d’une durée de 1 h 41, sera projeté sur écran, à la cathédrale de Chicoutimi. Le public pourra en découvrir davantage sur l’auteur-compositeur-interprète Olivier Simard, personnificateur d’Orloge Simard.

« Quand la possibilité de proposer le film s’est présentée à nous, on a décidé de créer un événement en dehors des concerts musicaux parce que quand ça commence, ça n’arrête pas, explique Éric Harvey, directeur artistique de La Noce. Le public aurait eu à faire un choix puisque le visionnement du documentaire est assez prenant. On ne voulait pas les forcer à le faire. »

Il faut dire que le personnage baieriverain ne laisse personne indifférent. L’idée de créer un documentaire sur Orloge Simard est née il y a plus de deux ans. Les textes colorés de la formation ont inspiré des jeunes qui s’apprêtaient à finir des études en cinéma à l’Université du Québec à Montréal.

« Les textes sont très imagés. Comme on vient de la rive nord de Montréal, ç’a stimulé notre imaginaire. On voyait des personnages dans notre tête », explique un des cinéastes, Carl-Étienne Lalonde.

Après un spectacle, ses complices et lui ont rencontré les membres d’Orloge Simard à qui ils ont parlé de leur idée. C’était le 21 février 2017. Peu de temps après, une proposition plus officielle a été présentée au groupe et le projet s’est mis en branle. Les cinéastes ont suivi Orloge Simard en tournée un peu partout à travers la province pendant un an et demi, juste après le lancement de l’album Beuvez tousjours, ne mourez jamais.

« On les a suivis dans les grandes salles comme dans les petits bars miteux. Ça donne une image complète de la tournée au Québec, estime Carl-Étienne Lalonde. On devait avoir entre 50 et 100 heures de matériel. On a filmé une quinzaine de spectacles d’une durée d’environ deux heures chacun. »

Évidemment, l’équipe est passée à plusieurs reprises par la région. « On est allé à la cabane à pêche, on a filmé beaucoup à La Baie. »

Carl-Étienne Lalonde, qui qualifie son film d’« aucuncadriste », promet un résultat au contenu varié, composé de beaucoup d’images de spectacles, d’entrevues, de portions documentaires et d’animation image par image.

« C’est un documentaire éclaté, “trash” et dynamique, à l’image d’Orloge Simard », décrit-il.

Le réalisateur a été approché par l’équipe de La Noce lorsque la sortie prochaine du film a été annoncée, à la mi-janvier.

Il se réjouit de l’intérêt manifesté pour son documentaire. Il est maintenant impatient de le présenter au public qui est attendu à la cathédrale, mercredi, à compter de 18 h, pour un 6 à 8 d’ouverture. Le film sera projeté à 20 h 30. La soirée d’ouverture est accessible à tous, moyennant un montant de 10 $. Les billets sont disponibles à la porte. Les détenteurs de passeports pour les trois journées de La Noce y ont accès gratuitement.