François Harvey et Louis Moulin, deux réalisateurs qui habitent Saguenay, présenteront leur dernière production dans le cadre de la soirée 100% Régions, mercredi, au Théâtre Banque Nationale.

Deux réalisateurs de Saguenay prêts à présenter leur travail à REGARD

REGARD aime faire de la place aux réalisateurs de chez nous. Cette année, cinq cinéastes qui habitent la région ou qui en sont originaires sont dans la course pour obtenir la Bourse à la création du Saguenay, mais surtout, bénéficieront d’une tribune pour présenter leur plus récent travail.

François Harvey et Louis Moulin, deux réalisateurs qui habitent à Saguenay, sont du nombre. Leurs films seront projetés au Théâtre Banque Nationale, mercredi soir, dans le cadre de la soirée 100 % Régions. Cette première soirée de festivités, qui a pris de l’importance au fil des ans, a élargi ses horizons cette année. Après avoir été consacrée uniquement au travail des réalisateurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean, elle ouvre ses portes pour une première fois aux réalisateurs de toutes les régions du Québec.

Toutefois, seuls les réalisateurs de la région ou qui en sont originaires sont en compétition pour obtenir la Bourse à la création du Saguenay, constituée d’un prix de 1000 $, de 15 000 $ en services de la Bande Sonimage et de 2500 $ de Peak Media.

Pour François Harvey, la présentation de Portraits de rue dans le cadre de REGARD était inespérée. Le réalisateur a déposé sa candidature sans attente.

« Ça fait plaisir. Pour moi, c’est une vraie surprise, parce que c’est un film très expérimental. Toute l’emphase est mise sur le processus d’improvisation et d’errance. C’est audacieux de la part de REGARD de présenter mon film », estime celui qui avait proposé Gros loup dans le cadre du festival il y a deux ans.

Portraits de rue est issu de rencontres. Il a été réalisé en équipe, avec Christine Lavoie à la direction photo. « On est allés à la rencontre des gens et on a tout développé la pellicule à deux en chambre noire. C’est un film qui a été improvisé sur la rue Racine en février 2019. Le film témoigne de ces rencontres improvisées, filmées à l’aide d’un dispositif de cinéma désuet. C’est un film très loin des conventions industrielles et qui n’a aucune intention de s’en approcher. J’ai hâte de voir ce que les gens vont en penser. Plus le rendu émerge, plus ça me plaît. »

Je suis là

Quant à Louis Moulin, son film Je suis là a été réalisé dans le cadre d’un programme de mentorat mis en place par REGARD. Il savait donc dès le départ que son travail aboutirait sur un écran dans la cadre du festival. « C’est un projet de mentorat que m’a proposé REGARD et qui visait à jumeler un cinéaste de la relève avec un cinéaste de la région accompli, en l’occurrence Nicolas Lévesque. La surprise, je l’ai eue quand on m’a proposé le projet. »

Celui qui est originaire de la France, mais qui vit à Chicoutimi depuis cinq ans, a déjà participé à un film présenté à REGARD à titre de directeur photo, mais jamais comme réalisateur.

Avec Je suis là, il propose la rencontre avec quatre personnes qui racontent un moment où ils se sont sentis vivants. « Le résultat est moins important que le processus de création, mais je suis très fier du résultat. Sans être moralisateur, je souhaite retourner la question posée à ces personnes-là vers le spectateur », décrit celui pour qui l’exercice a été très formateur.

Bourse

Tous deux, comme trois autres cinéastes originaires de la région, courent la chance de mettre la main sur la Bourse à la création du Saguenay, qui sera décernée par le jury parallèle.

Sous le ciel bleu d’Arvida de David Dufresne-Denis, Le pigeon de William Mazzoleni et Playeros : travailleurs des plages d’Alexandre Beaumont-Vachon sont également en compétition.