Voici Patrick Simard dans le rôle de Momo, lors de la création de la pièce Et si on avait la vie devant soi. Il a reçu un prix d’interprétation masculine, mercredi soir, dans le cadre du Festival international de théâtre de Mont-Laurier.

Deux prix pour le Théâtre CRI

Même un vilain rhume n’a pu éteindre l’enthousiasme de l’équipe du Théâtre CRI, jeudi, alors qu’elle revenait du Festival international de théâtre de Mont-Laurier. Sa première participation a cet événement fut en effet gratifiante. La pièce Et si on avait la vie devant soi a donné lieu à cinq mises en nomination à l’intérieur du volet professionnel, décrochant le prix de la meilleure production, ainsi que le prix décerné, mercredi soir, au meilleur interprète masculin.

« Nous sommes vraiment fiers. C’est une belle tape dans le dos », a commenté Guylaine Rivard au cours d’une entrevue accordée au Quotidien. C’est elle qui campe le rôle de Madame Rosa dans ce spectacle s’appuyant sur le roman d’Émile Ajar, La vie devant soi. Elle l’a repris le 9 septembre, en compagnie de ses camarades Éric Chalifour et Patrick Simard. C’est ce dernier qui a obtenu la faveur des juges après avoir incarné le personnage de Momo, un jeune orphelin que la vieille dame a pris sous son aile.

La pièce est interprétée par les mêmes comédiens depuis sa création en 2015, dans la salle polyvalente de la Bibliothèque Hélène-Pedneault de Jonquière. En plus des prix ramenés au Saguenay, elle a été mise en nomination dans les catégories Interprétation féminine, Scénographie et Mise en scène, ce qui témoigne de l’impact généré par la représentation donnée lundi.

« Tout de suite après, on a senti qu’il s’était passé quelque chose. On prévoyait revenir mardi, mais le comité organisateur nous a suggéré de rester pour le gala. On ne s’attendait pas à toutes ces récompenses », raconte Guylaine Rivard, responsable de la mise en scène avec Andrée-Anne Giguère. C’est aussi elle qui a adapté le texte d’Émile Ajar, toujours d’actualité en raison des thèmes qui le sous-tendent. Ils comprennent le sort des nouveaux arrivants, ainsi que l’accompagnement des personnes en fin de vie.

Tenu aux deux ans, le festival permet d’assister à des spectacles présentés par des troupes professionnelles et amateurs du Québec, mais aussi de l’étranger. Au-delà des prix remis au Théâtre CRI, Guylaine Rivard a été charmée par l’atmosphère qui règne à Mont-Laurier. « C’est un vrai beau festival. Nous avons été emballés, fait-elle remarquer. Toute la ville participe et c’est l’occasion de faire de belles rencontres. »