La pièce Les manuscrits du déluge par l'eéquipe du Théatre Mic-Mac.

Deux prix et une invitation pour le Théâtre Mic-Mac

La pause estivale sera brève pour l'équipe du Théâtre Mic-Mac et la faute incombe aux Manuscrits du déluge. La pièce écrite par le Jeannois Michel Marc Bouchard a été reprise par la troupe robervaloise en avril 2016. Or, non seulement a-t-elle été récompensée deux fois au Gala des Arlequins, mais cette production représentera le Québec au Festival international de théâtre de Mont-Laurier.
La huitième édition de cet événement sera tenue du 7 au 13 septembre. Pour comprendre à quel point les gens du Mic-Mac seront fiers d'y participer, mentionnons que 25 troupes ont été choisies cette année, alors que le comité organisateur a examiné 97 dossiers émanant de 37 pays. Des artistes amateurs côtoieront alors des professionnels.
« Il y a un volet compétitif, mais c'est aussi l'occasion d'ouvrir ses horizons. On peut voir des pièces provenant de plusieurs régions du monde, jouées dans différentes langues », fait observer Josiane Martel, responsable des communications pour la compagnie jeannoise. Au préalable, cependant, il faudra régler des questions d'intendance touchant le transport des décors, ainsi que l'horaire des répétitions.
« Le transport posera un défi, puisque le décor est énorme. Nous devrons revoir la scénographie, anticipe Josiane Martel. En même temps, il faudra tenir des répétitions, au cours de l'été, pour que les comédiens se réapproprient le texte. Ils ne l'ont pas joué depuis le printemps 2016 et devront travailler avec Émilie Gilbert-Gagnon, responsable de la mise en scène. »
Tous le feront de bon coeur, on l'imagine, en particulier Réjean Gauthier, qui campe le rôle de Samuel. Son interprétation lui a valu l'Arlequin du meilleur comédien, une catégorie dans laquelle figurait également son camarade Gervais Arcand. « Son personnage est touchant. Il s'agit d'un homme qui tente de maintenir en vie le club d'écriture de son village. Comme il vient de perdre sa femme, c'est tout ce qui lui reste », note la porte-parole du Mic-Mac.
Le deuxième Arlequin décroché par la troupe est celui de la meilleure production. D'une certaine manière, il fait écho au travail effectué par Christian Roberge, qui était en nomination dans la catégorie meilleure scénographie. Même si ce prix lui a échappé, lui aussi a été salué par le jury formé à l'initiative de la Fédération québécoise de théâtre amateur.