Parmi les têtes d’affiche du festival Le Délüge, on remarque le groupe Anonymus, qui vient de sortir l’album Sacrifices. Il se produira vendredi, à la Salle Nikitoutagan de Jonquière.

Deux jours de Délüge dès vendredi

Cinq lieux de diffusion, de grosses pointures et une diversité musicale susceptible de plaire à tous ceux qui s’identifient au punk rock, sans égard aux variantes musicales qui éveillent leur intérêt. Tel est le programme du festival Le Délüge, dont la troisième édition sera de retour les 13 et 14 septembre, au centre-ville de Jonquière.

« Nous aimons dire que c’est le dernier festival de l’été. Notre objectif est de couvrir tous les styles reliés au punk et d’offrir l’occasion à ceux qui sont rendus à 30 ou 40 ans, qui ont aimé cette musique dans leur jeunesse, de s’y retremper le temps d’une sortie. Ils pourront voir du vieux et du neuf », annonce le président du comité organisateur, Sébastien Lavoie.

Le principe est le même depuis le début. Chaque soir, de 19 h à minuit, on commence en présentant des spectacles au Côté-Cour et à la Salle Nikitoutagan. L’horaire est décalé d’une dizaine de minutes, ce qui permet aux détenteurs d’un passeport pour la journée (30 $) ou pour la fin de semaine (55 $) de changer d’endroit si le groupe à l’affiche ne l’allume pas. De minuit à 3 h du matin, par ailleurs, l’action est transposée au Café-Bar L’Envol, de même qu’à la microbrasserie Hopera.

« Ça fonctionne bien parce que les salles sont proches les unes des autres. Au cours des deux premières années, nous avons accueilli autour de 1000 personnes, et comme nous nous produisons dans les mêmes espaces, qui sont relativement petits, nous anticipons la même chose dans le cadre de la prochaine édition », fait remarquer Sébastien Lavoie.

Parmi les têtes d’affiche, il mentionne le groupe américain 88 Fingers Louie. Il est attendu vers 23 h, vendredi, à la Salle Nikitoutagan. « Nous avons dû travailler fort pour les avoir », révèle le président. Il a été plus facile de recruter les Dreadnoughts, la formation de la Colombie-Britannique qui, depuis longtemps, a tissé des liens avec la région. Elle aussi jouera vendredi à la Salle Nikitoutagan, à 21 h 50.

« Ça n’a pas été compliqué tant que ça de les avoir, puisqu’ils voulaient venir au Québec et qu’un de nos amis les connaît bien. Les gars sont des maniaques de cidre et nous connaissons des gens qui en font au Saguenay. Ils prépareront une cuvée spéciale pour eux », raconte Sébastien Lavoie. De là à dire que les musiciens joueront sous influence, il n’y a qu’un pas qu’il s’abstient de franchir.

La diversité évoquée tantôt est reflétée dans la programmation, où cohabitent le punk rock qu’on pourrait qualifier de vintage, le hardcore, le ska et le metal. Samedi, par exemple, la formation Get The Shot, proche de la mouvance hardcore, précédera les vétérans du punk québécois que sont les membres d’Anonymus. Ceux-ci sont très attendus, au même titre que The Toasters au Côté-Cour.

Autre signe d’ouverture, on reviendra avec une série de performances acoustiques le samedi, accessibles gratuitement à compter de 13 h. Elles se dérouleront sur la terrasse de La Voie Maltée et réunira Vie de Quartier et As One Man, des groupes du Lac-Saint-Jean et de La Baie, de même que le Montréalais Guilhen, chanteur de la formation Lost Love, et son compatriote Noé Talbot. « Ça fait deux ans qu’il fait beau et l’an passé, c’était plein. On se croise les doigts », affirme le président.

Il précise que le comité organisateur est un OBNL appuyé par Saguenay, ainsi que plusieurs commanditaires. Le festival fait désormais partie du paysage et tout laisse croire qu’il épousera les mêmes contours en 2020. Pour ses cinq ans, toutefois, des changements sont à prévoir, ne serait-ce qu’en raison de la démolition de la Salle Nikitoutagan. « Une fois rendus là, nous devrons aller dehors et comme ce sera les 50 ans du glissement de terrain de Saint-Jean-Vianney, ainsi que le 25e du Déluge, nous avons l’intention de préparer quelque chose de spécial. L’idée, en gros, consistera à superposer de bons souvenirs à ceux qui ont découlé de ces événements », laisse entrevoir Sébastien Lavoie.