Le Centre national d’exposition attend ses premiers visiteurs aujourd’hui (samedi), à compter de 10h. Son calendrier a été remanié avec de tenir compte de la fermeture des salles au cours des trois derniers mois.
Le Centre national d’exposition attend ses premiers visiteurs aujourd’hui (samedi), à compter de 10h. Son calendrier a été remanié avec de tenir compte de la fermeture des salles au cours des trois derniers mois.

Deux expositions pour la réouverture du CNE

Fermé pendant trois mois pour cause de pandémie, le Centre national d’exposition (CNE) rouvre ses portes, aujourd’hui (samedi), à compter de 10 h. Comme on s’en doute, cette pause involontaire ne fut pas synonyme de farniente. Il a fallu jongler avec le calendrier et reporter ou annuler des événements figurant à l’intérieur de la programmation, le tout en se moulant aux exigences de la santé publique. Aujourd’hui, cependant, tout est prêt pour le retour des amateurs d’art.

« Même si nous nous attendons à recevoir moins de gens que d’habitude, en raison de la baisse du tourisme, nous tenions à repartir la machine afin d’offrir un minimum de contenu culturel cet été. En plus, soutenir les artistes constitue l’une de nos missions », a énoncé Sylvain Fortin, chargé de projets, développement communautaire et marketing, à l’occasion d’une entrevue accordée au Progrès.

La reprise des activités permettra de découvrir une exposition toute neuve, alors que l’autre est à l’affiche depuis 15 mars. Cette dernière a pour titre Déjouer les sens - La fonderie d’art actuel dans tous ses états et, bien sûr, peu de paires d’yeux ont pu se poser sur les oeuvres qui y sont présentées. Sitôt le vernissage complété, en effet, l’institution nichée sur le mont Jacob, à Jonquière, a dû mettre la clé dans la porte.

« C’est pour cette raison que nous l’avons prolongée jusqu’au 23 août. On y trouve des sculptures en bronze réalisées par 15 artistes, des oeuvres souvent étonnantes. Cette exposition a été produite par le Centre d’art Jacques-et-Michel-Auger, en collaboration avec l’Atelier du bronze d’Inverness », précise Sylvain Fortin.

Parmi les noms les plus connus, mentionnons celui de Jordi Bonet, longtemps actif dans la région.

Des sculptures en bronze réalisées par 15 artistes, dont Jodi Bonet, sont présentées dans le cadre de l’exposition <em>Déjouer les sens - La fonderie d’art actuel dans tous ses états.</em>

Quant à l’exposition principale, il s’agit d’une rétrospective consacrée à Guy Langevin, originaire de Chicoutimi. Présentée jusqu’au 4 octobre, elle comprend un survol de ses réalisations passées, tandis que dans une deuxième salle, on découvrira une installation photographique ayant pour titre Voile de peau. « C’est un corps de femme surdimensionné. L’effet est impressionnant », affirme le porte-parole du CNE.

Pas de vernissage
Signe que les temps ont changé, il n’y aura pas de vernissage afin de réduire les risques de contamination. « Ça représente un sacrifice pour nous et pour les artistes, puisque cette activité attire de 75 à 100 personnes, en moyenne. Sans elle, il est difficile de lancer une exposition », fait observer Sylvain Fortin.

Dans la même foulée, il mentionne que les visites effectuées par des groupes ne sont plus permises.

Une autre conséquence de la crise sanitaire est l’annulation de l’exposition Passion : Art populaire, qui aurait dû tenir l’affiche du 19 avril au 14 juin. Elle aurait permis d’admirer 125 sculptures provenant de la Collection Adrien Levasseur, laquelle en compte 1100. La prolonger était impossible, puisqu’il aurait fallu utiliser l’une des salles où se déploieront les oeuvres de Guy Langevin.

Par contre, on a pu reporter Dans un élan tranquille…, qui mettra en relief le travail de la Saguenéenne Ann Saint-Gelais. Ses personnages mystérieux, envoûtants, emménageront du 6 septembre au 26 novembre. Le CNE a également reprogrammé De l’autre côté du miroir, l’exposition de Catherine Rondeau, de même que celle d’Hélène Soucy, Pas prêt-à-porter. Les nouvelles dates n’ont pas été dévoilées.

Voici une vue très partielle de Voile de peau, une installation photographique réalisée par l’artiste Guy Langevin, originaire de Chicoutimi.

Quant aux consignes qui baliseront les visites, à compter d’aujourd’hui, elles épousent des contours familiers. Des pastilles au sol pour respecter le deux mètres. Des flèches placées dans les salles, afin d’éviter que des gens ne se croisent. Une limite de 15 admissions à la fois, pour un maximum de cinq personnes par salle.

À propos de l’horaire, enfin, notez que le CNE sera fermé le lundi, jusqu’à la fin de l’été, puisqu’on fonctionnera avec des effectifs réduits. Les autres jours, les portes seront ouvertes de 10 h à 18 h. L’admission est gratuite.