La programmation de spectacles de La Pulperie a été dévoilée mardi. Le directeur général Jacques Fortin, la directrice générale et de production Aude Gauthier-Martel, de la Société d’art lyrique du Royaume, le directeur général du Théâtre 100 Masques, Dario Larouche, ainsi que le président et le DG adjoint de La Pulperie, Jérôme Gagnon et Rémi Lavoie, ont participé à la rencontre de presse.

Des spectacles pour tous les goûts

Humour, théâtre, musique populaire et chant : la programmation estivale du Jardin des Vestiges, l’un des joyaux de La Pulperie de Chicoutimi, a beaucoup à offrir aux gens qui souhaitent se divertir à peu de frais. « Nous sommes un carrefour. Tout ce qui touche à la culture passe par ici », a souligné le directeur général Jacques Fortin, mardi avant-midi, à l’occasion d’une rencontre de presse tenue dans le hall du musée.

Parmi les spectacles qui retiennent l’attention, on note la comédie Appelez-moi Stéphane, proposée par le Théâtre 100 Masques. Pour sa troisième saison sur le site, cette compagnie a sélectionné une pièce québécoise, un classique de l’humour absurde dont les auteurs, Claude Meunier et Louis Saia, ont révisé le texte en 2007.

« C’est dur à jouer parce que les discours tordus comportent plusieurs niveaux et que les personnages s’expriment de façon décousue. Je compte cependant sur une équipe chevronnée », décrit le metteur en scène Dario Larouche. Précisons que les représentations auront lieu les mardis et mercredis à 20 h, du 3 juillet au 15 août. Accessibles au coût de 24 $ pour les adultes, elles se dérouleront dans le Bâtiment 1912, qu’il considère comme la plus belle salle de théâtre au Saguenay. L’histoire que relateront Éric Chalifour, Maude Cournoyer, Patrick Simard, Mélanie Potvin, Josée Gagnon et Bruno Paradis est celle d’un professeur de théâtre au caractère dominateur. « Il soumet les élèves à ses désirs étranges. C’est troublant et extrêmement comique », fait observer Dario Larouche, qui assume aussi la direction de la compagnie.

Des séries appréciées
Le théâtre attire de bonnes foules, une réalité qui est également celle des spectacles musicaux animés — et parfois chantés — par Mario Vézina. Ils sont de retour les jeudis à 19 h, du 28 juin au 30 août. « C’est souvent plein, notamment lors du spécial Elvis auquel participe Mario. C’est spectaculaire de l’entendre », affirme Jacques Fortin.

La liste des invités comprend Jeanick Fournier et Michel Otis (12 juillet), Cynthia Harvey (9 août) et Karo Laurendeau (23 août), tandis que l’hommage au King, auquel s’associeront André Deschesne et Steeve Dupuis, est prévu pour le 30 août. Sur un registre similaire, les Lundis musicaux seront de retour du 9 juillet au 30 août, à 20 h. Comme pour la série de Mario Vézina, l’entrée est gratuite et on privilégie le talent local.

« Cette fois-ci, on aura plus de matériel francophone du Québec. On travaille fort pour rendre ça écoutable », a lancé avec humour Yvon Gobeil. Le fruit de ces efforts sera en évidence le 13 août, alors que la formation Guy et ses copains jouera à La Pulperie. Les autres soirées seront consacrées au rock classique, au blues, au rétro, au rock, au swing et au jazz.

La direction du site a aussi rappelé que trois humoristes se produiront dans le cadre de La Pulpe Rire. Cette série sera lancée par Ben & Jarrod (12 août), que suivront Jean-Claude Gélinas avec Tout ou rien (19 août), ainsi qu’Olivier Martineau (26 août). Le prix des billets, qu’on peut réserver au 1 877 998-3100, oscille entre 25 $ et 35 $.

La saison prendra fin les 1er et 2 septembre avec le Grand marché Dubuc, dont le succès a atteint un sommet en 2017. « Il est passé de 2500 à 3000 personnes et peut-être qu’on va battre ce record avec l’exposition Tintin, avance le directeur général adjoint de La Pulperie, Rémi Lavoie. Il faut dire que plus le temps passe et plus nous nous raffinons dans le choix des artisans et des maraîchers. »

Mentionnons enfin que La nuit des choeurs, cet événement qui amène plusieurs formations à chanter partout sur le site, reprendra l’affiche le 22 septembre. Là encore, l’accès sera gratuit et les visiteurs sont attendus de 16 h à 23 h. « J’étais présent la première fois et ce fut une soirée merveilleuse. On a vu sur différentes scènes des groupes ayant différentes approches », résume Rémi Lavoie.

Aude Gauthier-Martel, directrice générale et de production de la Société d’art lyrique du Royaume.

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DEUX CONCERTS ET UN DÉMÉNAGEMENT POUR LA SALR

La Société d’art lyrique du Royaume (SALR) fait également partie de la programmation estivale de La Pulperie de Chicoutimi. Elle qui connaît beaucoup de succès avec les Destinations lyriques, une activité présentée à deux reprises dans le Bâtiment 1912, proposera deux spectacles auxquels il sera possible d’assister gratuitement. Le premier, Destination Baroque, aura lieu le 19 juillet à 20 h. Il sera suivi de Destination Puccini, le 16 août.

La première soirée mettra en vedette la soprano Jacinthe Thibault et l’Ensemble Sonate 1704, dont le répertoire fait la part belle au baroque français. « Pour ce concert, nous utiliserons le clavecin du Conservatoire de musique de Saguenay », fait remarquer Aude Gauthier-Martel, directrice générale et de production de la SALR.

Quant au second programme, il ramènera quelques figures familières, des chanteurs ayant participé à des opéras montés dans les dernières années, au Saguenay. C’est le cas d’Éric Thériault, un vétéran de L’Étoile et des Brigands, ainsi que d’Alexandre Sylvestre, que les mélomanes ont pu entendre dans La fille du tambour-major. La distribution sera complétée par Caroline Bleau.

« Notre directeur artistique, Dominic Boulianne, affirme que nous ne pourrons jamais proposer un opéra de Puccini dans la région parce que les effectifs sont trop nombreux. Ce programme, auquel participera un pianiste, représente une manière différente d’aborder ce répertoire », mentionne Aude Gauthier-Martel, en substance.

Migration au Bon-Conseil

Entre les deux concerts tenus à La Pulperie, la SALR vivra une transition importante. Elle quittera l’ancienne église Saint-Nom-de-Jésus, située dans le secteur Rivière-du-Moulin, afin d’emménager quelques mètres plus haut, chez les sœurs du Bon-Conseil. C’est du moins l’orientation que semble privilégier la ville de Saguenay.

« Il reste trois conditions à remplir pour boucler ce dossier. En premier lieu, il faut obtenir une dérogation du Service des incendies, puisque l’un des équipements qu’utiliserait la SALR est l’auditorium qui se trouvait dans l’ancienne école normale. Nous pourrions nous en servir pour les répétitions, mais pas pour donner des spectacles », précise Aude Gauthier-Martel.

La deuxième étape consistera en la signature de la convention d’occupation avec la municipalité, ainsi que la direction du Bon-Conseil. Puis, ce sera au tour du comité exécutif de la ville de donner son accord, un geste qui pourrait être posé le 21 juin. Le cas échéant, l’organisme sans but lucratif aura la possibilité de déménager entre le 20 et le 23 juillet, la fenêtre la plus opportune dans les circonstances.

Rappelons que ce départ découle des problèmes qui affligent l’ancienne église, notamment en ce qui touche la toiture. Il fallait trouver une solution pour deux ou trois ans, en attendant que les autorités municipales déterminent de quelle manière elles regrouperont un certain nombre d’organismes culturels, dont la SALR.