Directrice générale et de production à la Société d’art lyrique du Royaume, Aude Gauthier-Martel invite les chanteurs de la région à participer aux auditions tenues le 17 août, à Chicoutimi. L’objectif consiste à trouver six solistes en vue de la prochaine production, La Traviata de Verdi.

Des solistes recherchés pour La Traviata

La Société d’art lyrique du Royaume (SALR) tiendra des auditions afin de compléter la distribution de La Traviata, l’opéra qui sera présenté à l’hiver 2019, au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi. Six rôles secondaires doivent être comblés. L’objectif consiste à dénicher des interprètes provenant du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

« Des voix de chez nous pourraient être mises en valeur à cette occasion, ce qui cadre avec notre volonté de développer l’art lyrique dans la région. Elle renferme peut-être des trésors cachés », a laissé entrevoir la directrice générale et de production, Aude Gauthier-Martel, il y a quelques jours, lors d’une entrevue accordée au journal.

Le processus est plus ouvert que par le passé, alors que des artistes ciblés par l’équipe étaient invités à soumettre leur candidature. Les effectifs vieillissent, cependant, et d’autres personnes ne sont plus disponibles pour cause de déménagement. Or, six personnages sont toujours orphelins, ce qui constituera l’enjeu des auditions qui se dérouleront le 17 août.

Pour y participer, il faut joindre la SALR, au 418 545-2787 ou à salrdirection@gmail.com. Après avoir couvert les frais d’inscription de 30 $, chaque prétendant disposera d’une quinzaine de minutes pour afficher ses capacités devant un jury comprenant le directeur artistique Dominic Boulianne. Il faudra livrer un extrait du rôle visé, quelques lignes tirées de la partition, en plus de chanter un air d’opéra en italien.

« Ça prend une belle diction dans cette langue, ainsi qu’une voix jouissant d’un bon appui. Ce sera particulièrement important au cours de cette production, puisqu’aucun des solistes ne portera un micro. Nous aurons une sonorisation d’ambiance assurée par des micros suspendus au-dessus de la scène. C’est ce qu’on faisait avant d’emménager au Théâtre Banque Nationale », précise Aude Gauthier-Martel.

Deux rôles féminins sont disponibles, soit ceux de Flora (mezzo-soprano) et Annina (soprano). Les hommes, eux, disposent de quatre options épousant les traits de Gastone (ténor), du marquis d’Obigny (basse), du docteur Grenvil (baryton) et du baron Duphol (baryton). Les heureux élus, qui seront rémunérés, devront apprendre leur partition d’ici le début des répétitions intensives, prévues pour le milieu de janvier.

« Je suis certaine que les rôles féminins seront comblés parce qu’il y a plus de femmes qui chantent dans la région. Chez les hommes, ce n’est pas inquiétant en ce qui concerne les basses et les barytons. Par contre, je prévois plus de complications avec les ténors. C’est difficile d’en trouver des bons », rapporte Aude-Gauthier-Martel.

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UN CONCERT TOUT PUCCINI À LA PULPERIE

Après avoir abordé le répertoire baroque en juillet, la Société d’art lyrique du Royaume (SALR) profitera de sa deuxième présence de la saison à La Pulperie de Chicoutimi pour explorer le répertoire de Puccini. Accessible gratuitement, cette soirée prévue pour le 16 août, à 20 h, sera animée par trois chanteurs dont la voix résonnera à l’intérieur du Bâtiment 1912.

Deux d’entre eux ont participé aux productions hivernales de la maison d’opéra. Le baryton-basse Alexandre Sylvestre était de la distribution de La fille du tambour-major, tandis que le ténor Éric Thériault a prêté son talent à L’étoile, ainsi qu’aux Brigands. « Nous avons une distribution relevée. Ce n’est pas n’importe quel interprète qui peut aborder les oeuvres de Puccini », souligne Aude Gauthier-Martel, directrice générale et de production de la SALR.

Le trio sera complété par la soprano Caroline Bleau, qui chantera pour la première fois dans la région. Au fil de sa carrière, elle a posé sa voix sur La Bohême, Tosca et Madama Butterfly, trois des opéras les plus familiers de Puccini. Sur un registre différent, la jeune femme revient tout juste de Cincinnati. Elle y a campé le rôle de la mère dans la version scénique de l’album Another Brick In The Wall.

« Caroline est une interprète pétillante, dotée d’un très beau timbre de voix. Elle est contente de faire ses débuts avec nous », raconte Aude Gauthier-Martel. Accompagnés par le pianiste Dominic Boulianne, qui assume également la fonction de directeur artistique de la SALR, les chanteurs toucheront aux trois opéras mentionnés plus haut, ainsi qu’à Turandot et Gianni Schicci.