Le Festival des films de montagne de Banff s’arrêtera à Jonquière le 26 février prochain.

Des sensations fortes, des émotions inspirantes

Le Festival des films de montagne de Banff, qui s’arrêtera à Jonquière le 26 février prochain, met des passionnés des sensations fortes en scène. Si les exploits et les sujets de ces films sont plus grands que nature, l’objectif n’en demeure pas moins d’inspirer les spectateurs.

La technologie facilite bien des choses, aujourd’hui. Les caméras portatives et les drones permettent de tourner des images spectaculaires beaucoup plus facilement qu’auparavant. De bonnes images ne font cependant pas un bon film. Le directeur et producteur de la tournée québécoise, Stéphane Corbeil, explique que les films sélectionnés pour la tournée québécoise du festival mettent en scène des protagonistes auxquels on peut s’identifier.

Un bon film d’aventure doit aussi montrer un personnage attachant, estime Stéphane Corbeil, directeur et producteur de la tournée québécoise du festival.

« C’est difficile d’arriver avec un scénario qui est bien bâti. Ça prend une femme ou un homme, qui à travers son expédition, vit quelque chose qui peut être significatif pour les spectateurs », croit-il. En dehors des images spectaculaires et de la poussée d’adrénaline que provoquent ces films, la sélection du festival montre des histoires humaines touchantes.

« Je dis souvent que l’aventure humaine et tout aussi importante que l’aventure sportive. Quand les deux sont ramassés, ça fait un très beau film. Quand en plus on a un volet culturel qui s’ajoute, bien là on a vraiment quelque chose d’exceptionnel », affirme celui qui s’occupe de la tournée québécoise du film depuis 24 ans.

Il est de plus en plus simple, grâce à la technologie, de créer des images époustouflantes.

La question environnementale prend aussi une place de plus en plus importante dans les films qui sont soumis au festival montagnard. Si elle ne constitue pas une fin en soi — un film n’est pas bon uniquement parce qu’il démontre une sensibilité environnementale, estime M. Corbeil —, elle est définitivement dans l’air du temps.

Cette préoccupation a amené le festival à s’associer avec 1 % pour la planète, un organisme qui demande à ses membres de lui verser 1 % de leur chiffre d’affaires afin de le redonner à d’autres organismes qui agissent pour la protection de l’environnement.

Neuf films

Ce qui sera montré à la salle François-Brassard du Cégep de Jonquière représente la crème de la crème du festival. Les réalisateurs de film de montagne ont soumis 442 films l’an dernier. On en présente seulement neuf pendant la tournée québécoise.

« Il y a des choix qui sont difficiles à faire. On aimerait en présenter plus », indique M. Corbeil, ajoutant que les films The High Road, « d’une intensité rare », et The Ladakh project , sur la randonnée en eau vive en solo d’une kayakiste dans les eaux vives de l’Himalaya indien, constituent ses coups de coeur.

Pour ceux qui voudraient assister à la tournée de Festival des films de montagne de Banff, la soirée débutera à 19 h et dure un peu plus de trois heures, en comptant la projection des films, leur présentation et un court entracte.