Le CNE investit son stationnement avec l’exposition de Mathieu Isabelle. Voici Le Pleureur.

Des sculptures qui nous remettent en question

Les trois oeuvres de Mathieu Isabelle ne passent pas inaperçues. Ses sculptures monumentales, qui sont exposées au Centre national d’exposition (CNE) de Jonquière, tant dans ses murs qu’à l’extérieur, vont droit au but.

En effet, les oeuvres en acier inoxydable de Mathieu Isabelle, soudées en atelier, portent une symbolique assez directe. Le tout s’appelle L’Égo et questionne notre propension à tout ramener à notre petite personne, en cette époque marquée par les selfies.

Le Dormeur se désole du sort de l’humanité.

Dès qu’on arrive au CNE, on rencontre Le Pleureur, un homme d’acier qui est assis à côté de L’Ours. Le premier se désole du sort de l’humanité, à côté de l’animal qui est devenu un symbole du réchauffement climatique. La fonte des glaciers est d’ailleurs représentée sur l’ours, des plaques d’acier rappelant le phénomène par un dégradé de couleurs dans le métal.

À l’intérieur, une oeuvre qui s’appelle Le Dormeur crée un effet spectaculaire. Seule dans la salle du CNE, cette sculpture, qui fait une dizaine de pieds, remplit l’espace de la salle à elle seule.

Le Dormeur a été créé en fonction des dimensions de la salle du CNE.

La sculpture a d’ailleurs été créée en fonction des dimensions et des spécificités techniques du CNE. On raconte que les deux sculptures à l’extérieur étaient trop énormes pour rentrer dans les murs du centre culturel du mont Jacob. Ce dormeur, isolé dans le centre, laisse passer le temps. Il procrastine, assis, sa tête reposant dans sa main, au lieu de se remettre en question et de s’affairer à régler les problèmes de l’humanité.

Le responsable des communications au CNE, Sylvain Fortin, raconte que l’artiste Mathieu Isabelle s’inspire des préoccupations actuelles dans ses créations. « Il est très préoccupé par nos mauvaises décisions, les comportements humains néfastes envers l’environnement. Dans l’exposition qu’on présente, qui s’appelle L’Égo, il pointe tout simplement notre ego », précise M. Fortin.


« Il est très préoccupé par nos mauvaises décisions, les comportements humains néfastes envers l’environnement. »
Sylvain Fortin

On fait vite le tour de l’exposition L’Égo, mais elle est fort originale.

Elle est présentée jusqu’au 22 septembre.

L’ours polaire est devenu un symbole du réchauffement climatique.