Rémi Aubin, président de Promotion Pêche, et Lucille Bellanger, réalisatrice, discute pendant le tournage de Des racines et des ailes

«Des racines et des ailes» à l’Anse-à-Benjamin: retombées importantes à prévoir

L’amateur de pêche blanche bien connu et président de l’organisme Promotion Pêche, Rémi Aubin, prévoit que le tournage de l’émission de TV5, Des racines et des ailes, aura des retombées économiques importantes pour la région.

Samedi, celui qui est aussi le guide de l’équipe de tournage venue de France découvrir cette activité hivernale détaillait le rituel de l’installation d’une cabane à pêche sous le regard des caméras. Avec l’aide d’une pelle, il montrait comment isoler une cabane en utilisant la neige.

«On leur fait vivre une expérience unique. On leur montre l’accueil légendaire des gens d’ici, le phénomène des marées, la pêche... On montre vraiment toutes les étapes qu’on fait en hiver pour démontrer que c’est une activité unique qu’on a ici», explique-t-il au Quotidien, sur la glace de l’Anse-à-Benjamin.

Selon Rémi Aubin, l’émission qui sera diffusée un peu partout dans le monde attirera des touristes internationaux. «Dès l’an prochain, ça va faire venir des gens ici. Ça va être à nous de bien se préparer», envisage-t-il déjà avec optimisme.

Rémi Aubin montre comment on installe une cabane à pêche, en hiver.

Une équipe charmée

Le passionné de pêche faisait tout en son pouvoir, samedi, pour partager son amour pour cette activité. «Actuellement, ils sont impressionnés par ce qu’ils voient. La petite neige qui tombe aujourd’hui est parfaite. Le samedi, c’est la journée idéale pour faire ça, avec toutes les familles qui sont-là» raconte Rémi Aubin avec l’enthousiasme qui le caractérise.

La réalisatrice de l’émission, Lucille Bellanger, croit qu’elle n’aurait pas pu trouver un meilleur ambassadeur en la personne de M. Aubin pour vendre cette activité unique au monde.

«Aujourd’hui, on tourne l’installation d’une cabane à pêche. C’est un moyen pour nous d’entrer dans le village avec une vraie action. C’est un endroit incroyable, pour nous, ce lieu-là. Avec Rémi, on veut montrer l’importance de cette activité-là pour la région», indique Mme Bellanger.

Elle espère que le résultat final démontrera le rôle de cette activité et de toute la culture qui l’entoure et qui permet à toute une communauté de tisser des liens solides pendant l’hiver.

L’équipe de tournage est à La Baie pour le week-end.

Tournage

Un souper dans une cabane, avec du sébaste et de la musique locale au menu, était prévu samedi soir. Dimanche, l’équipe de tournage a eu la chance d’aller taquiner le poisson dans les abysses du fjord en compagnie de Rémi Aubin. Trois sébastes et une morue ont été remontés à la surface.

« On a eu une chance incroyable, d’autant plus qu’on avait une belle lumière pour tourner plusieurs images, a partagé Lucille Bellanger, jointe par téléphone en début de soirée dimanche. C’était une très belle journée. On a pu attraper quelques poissons. »

La réalisatrice a dressé un bilan plus que positif du passage de l’équipe au Saguenay, où elle a pu s’imprégner de la chaleur humaine des gens de la région... même à -20 degrés Celsius !

« Ç’a été une très belle découverte de voir le rôle social de la pêche blanche sur la baie, a observé Lucille Bellanger. C’est plus qu’une activité, il y a aussi un lien social très fort auquel les gens sont très attachés. »

L’équipe de tournage passe une partie de la journée de lundi à Rivière-Éternité pour filmer des images au Parc national du Fjord-du-Saguenay, avant de prendre la route de Québec pour la suite du tournage. Les vidéastes prévoient compléter leur travail d’ici le 22 février. Le résultat final pourra être vu en 2020.

Un épisode de 120 minutes consacré à l’automne et à l’hiver québécois sera présenté sur la chaîne France 3. Au Québec, il sera possible de voir l’émission sur la chaîne TV5 Québec Canada.