Le Festival jazz et blues de Saguenay est fier de la nomination du pianiste Victor Wainwright au gala des Grammy, tenu dimanche prochain. L’Américain a été sélectionné dans la catégorie Album blues contemporain de l’année pour The Train, dont plusieurs extraits seront proposés au cours de sa prochaine visite dans la région. L’homme est attendu le 24 avril, à l’intérieur du Dôme aménagé au centre-ville de Chicoutimi.

Des Grammy à Chicoutimi

Victor Wainwright n’apparaîtra pas à la télévision, dimanche, à l’occasion du 61e gala des Grammy. Le bluesman originaire de la Georgie sera dans la salle, cependant, en compagnie de ses complices de la formation The Train. Ils sont en nomination dans la catégorie Album blues contemporain de l’année, en effet, un honneur qui rejaillit sur le Festival jazz et blues de Saguenay.

C’est que le sympathique musicien y a ses habitudes depuis 2016. Il sera d’ailleurs de retour le 24 avril à 19 h, et le plus beau de l’affaire est que ce spectacle sera gratuit. Il aura lieu à l’intérieur du Dôme, cette salle portative installée devant la cathédrale de Chicoutimi. Près de 160 chanceux pourront entendre des extraits de l’enregistrement mis en nomination, intitulé The Train.

« Nous avons déjà accueilli des gens sélectionnés aux Grammy, notamment John Hammond et Charlie Musselwhite. Ce sera la première fois, cependant, que l’un de nos invités se produira dans la même année. C’est “hot”, ce qui lui arrive, et nous sommes d’autant plus heureux que Victor Wainwright est l’un de nos chouchous. Il en sera à sa quatrième participation », a souligné Jacques Dubé, responsable des communications pour le festival, au cours d’une entrevue accordée au Quotidien.

Sur The Train, l’Américain a voulu repousser les limites du boogie-woogie, quitte à bousculer les puristes. Il a composé tous les titres de cet album et, comme toujours, c’est son piano incandescent, porteur d’une version joyeuse de l’anarchie, qui se trouve au coeur de l’affaire. Son jeu ressort également en spectacle, comme l’ont constaté ses fans rassemblés au Dôme, à l’Inter et l’Hôtel Chicoutimi, les lieux où sa musique a résonné au Saguenay.

« Sur scène, Victor Wainwright est incroyable. Il brasse son piano. Il se dépense énormément. C’est tout un showman et, en plus, il est très gentil, décrit Jacques Dubé. Nous ne pensions pas le signer cette année, mais quand nous avons appris que son groupe se promenait au Québec au moment où le festival sera à l’affiche, nous avons sauté sur l’occasion. Même s’il est en nomination aux Grammy, par contre, nous ne le déplacerons pas dans une salle plus grande que le Dôme. Ça va rester de même. »

De l’activité aux guichets

Puisqu’on parle du Festival jazz et blues, rappelons que la 24e édition se déroulera du 23 au 27 avril, à Chicoutimi et Jonquière. L’ensemble de la programmation sera dévoilé le 21 mars, à la faveur d’une conférence de presse tenue au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi. Les têtes d’affiche sont déjà connues et le rythme des réservations va bon train.

« Ça se passe bien. Les ventes suivent le rythme des années précédentes », fait observer Jacques Dubé. Il en veut pour preuve l’intérêt que génèrent Bobby Bazini, attendu au Théâtre Banque Nationale le 25 avril, ainsi que Wallace Roney, qui se produira le lendemain, à l’Hôtel Chicoutimi. « Dès l’annonce de la participation de Roney, on a senti un petit buzz », précise le responsable des communications.

Un autre qui suscite de l’engouement est Harry Manx. Ce chouchou du festival génère un surcroît de curiosité en raison de la présence à ses côtés du Quatuor Esca. Ensemble, ils plongeront le Théâtre Banque Nationale dans un monde harmonieux où cohabiteront le folk, le blues et de jolies références à la musique indienne. « Ça se vend tout seul », se réjouit Jacques Dubé, qui rappelle également la participation de Jordan Officer et de l’Australienne Sarah McKenzie, dont ce sera la première visite au Saguenay.