Le spectacle de France D’Amour et de Marjo a attiré de nombreux spectateurs sur le site de Jonquière en musique.

Des foules satisfaisantes à Jonquière en musique

La 29e édition de Jonquière en musique a été marquée par la chaleur, le froid et des foules satisfaisantes. Déjà, les organisateurs pensent au 30e anniversaire de l’événement, une édition qu’ils souhaitent plus imposante, tout en respectant le budget.

Jonquière en musique a pris fin le 14 juillet après 12 soirées de spectacles. Alain Tremblay, directeur général du festival, dresse un bilan positif. « Ç’a été une belle édition. Il a fait beau, il y a eu beaucoup de chaleur. Ç’a été une grosse édition, supérieure aux trois dernières, mais je ne pense pas qu’on ait atteint des sommets », affirme celui qui souligne que Robert Charlebois a attiré la plus grosse foule, le 1er juillet.

Les prestations de Kevin Parent, de Marjo, de France d’Amour et de La Chicane ont aussi attiré des foules denses.

Le directeur général de l’organisation affirme que la première semaine de spectacles a réuni 23 000 personnes. La deuxième semaine, 17 000 visiteurs ont assisté aux différents spectacles proposés. La troisième semaine, 25 500 personnes sont passées sur le site. « La première semaine a été numéro un. La deuxième a été un peu plus difficile, en raison du temps. Il faisait froid en soirée. Le soir du spectacle de Hert LeBlanc, il faisait huit degrés Celsius. Le mauvais temps a chassé le monde. À la fin de spectacle, il y a eu une rafale tellement forte qu’on pensait qu’elle arracherait tout. Ç’a pris une journée tout remettre en ordre, raconte-t-il. La troisième semaine, on a eu de grosses chaleurs. »

Le directeur général estime donc que 65 000 personnes ont pris part aux différentes soirées. « C’est bien, mais on a déjà eu 100 000 personnes à notre 25e anniversaire. On a aussi eu beaucoup de compétition. La Noce s’est déroulée en plein milieu de notre événement. Je n’ai rien contre La Noce, mais il faudrait faire attention de ne pas tenir le même genre de spectacles en même temps », estime-t-il.

La plus imposante foule de la 29e édition de Jonquière en musique a été enregistrée lors du passage de Robert Charlebois, le 1er juillet.

Concertation
Alain Tremblay aimerait qu’il y ait une certaine concertation entre les différents organisateurs d’événements extérieurs, afin d’éviter que des spectacles similaires soient présentés en même temps. « Il y a quelques années, tous les dirigeants d’événements extérieurs étaient réunis quelques fois par année par la Ville. On faisait un calendrier et on établissait nos dates. Ça permettait d’éviter d’avoir des spectacles dans le même créneau le même soir. Ce genre de comité a été démantelé avec l’arrivée de Diffusion Saguenay. J’espère que ce système va revenir. J’espère voir renaître ce genre de calendrier. J’aimerais un retour à la concertation. Ça aiderait énormément. »

Alain Tremblay, directeur général de Jonquière en musique, souhaite offrir une 30e édition imposante, tout en respectant le budget dont il dispose.

Rigueur budgétaire
Le directeur général et son équipe amorcent déjà la préparation de la 30e édition de l’événement. « On veut donner des shows plus gros encore. Mais l’argent ne tombe pas du ciel. On ne veut pas faire un 30e et placer l’événement en difficulté. On veut aller plus loin, mais à la hauteur de l’argent qu’on va avoir », affirme celui qui rappelle que l’entrée sur le site est gratuite.

Il souligne que les ventes sur le site représentent 20 % du budget du festival. Une portion de 32 % du budget provient des gouvernements et de Saguenay. L’organisation doit aller chercher le reste, 48 %, en commandites. « Ce sont des gens sollicités de toutes parts. On vend aussi beaucoup moins de bières qu’avant sur le site. On doit gérer le budget avec rigueur », conclut Alain Tremblay.