Plus de 150 étudiants assisteront à la générale de l'opéra Carmen, le 16 février, à l'invitation de la Société d'art lyrique du Royaume. Comme l'illustre cette photographie captée l'an dernier, lors d'une représentation du Barbier de Séville, ils constateront à quel point ces productions sont ambitieuses.

Des étudiants à la générale de Carmen au TBN

D'habitude, la générale d'un opéra se déroule dans une salle déserte. Exception faite de quelques artisans du spectacle et de représentants des médias, c'est devant des sièges vides que chanteurs et musiciens interprètent l'oeuvre en temps réel, pour la dernière fois avant les séances officielles. L'histoire sera différente le 16 février, toutefois, alors que de nombreux étudiants se pointeront au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi.
Invités par la Société d'art lyrique du Royaume, ils assisteront à la générale de Carmen, le spectacle qui tiendra l'affiche du 17 au 19 février. Ces personnes provenant de l'UQAC, du Cégep de Chicoutimi et de quelques écoles secondaires auront droit à la totale, puisque les chanteurs porteront leurs costumes et évolueront dans les vrais décors.
Signe que l'histoire mise en musique par Bizet s'adresse à toutes les générations, le nombre de personnes ayant confirmé leur présence à la générale s'élève à 150. Il pourrait même augmenter, puisque les intéressés ont jusqu'au 15 février pour se manifester. Pour être acceptés, ils doivent faire partie d'un groupe au sein duquel on aura désigné une personne responsable.
« L'initiative que nous avons prise a été inspirée par ce que fait l'Opéra de Montréal. Il s'agit d'une première pour notre organisation et nous sommes contents parce qu'elle a fait boule de neige », a souligné la directrice générale et de production Sabrina Ruiz-Bourassa, il y a quelques jours, lors d'une entrevue accordée au journal.
Elle est d'autant plus heureuse que l'un des objectifs consiste à encourager la relève, ce qui comprend le public, en plus des chanteurs et des musiciens. Et rien ne dit que le mouvement est arrivé au bout de sa course, puisqu'en théorie, on pourrait remplir la salle, qui renferme 800 sièges. Pour joindre ceux qui sont déjà inscrits, tous âgés de 14 ans et plus, il suffit de la contacter au numéro 418-545-2787.
« Des professeurs nous remercient d'avoir pris cette initiative, alors qu'auparavant, les étudiants devaient débourser 25 $ pour assister à l'une des représentations officielles. Cette fois, c'est entièrement gratuit grâce à la collaboration d'Hydro-Québec et de la députée de Chicoutimi, Mireille Jean. Ils ont compensé pour la perte que nous aurions absorbée », rapporte Sabrina Ruiz-Bourassa.
S'agissant des représentations destinées au grand public, enfin, elles suscitent un enthousiasme encore plus grand que celles du Barbier de Séville, l'oeuvre proposée l'an dernier, qui elle-même avait constitué un succès de foule. Il reste une centaine de places pour les séances tenues le 17 et le 18 janvier à 19 h 30, tandis que celle du 19 janvier, prévue pour 14 h, n'est pas loin d'afficher complet.