Une soixantaine d’exposants ont participé à la 37e édition du Salon des métiers d’art.

Des démonstrations qui plaisent

Les activités et démonstrations qui ont animé la 37e édition du Salon des métiers d’art de la région ont plu autant aux visiteurs qu’aux artisans.

Vitrailliste, sculpteur sur glace, céramiste et filandière ont démontré tout leur talent sur la petite scène aménagée à l’arrière du salon qui s’est déroulé au Montagnais, à Chicoutimi. « Les artisans ont montré leur savoir-faire et la formule a été appréciée. Certains artisans n’auraient pas voulu descendre de la scène ! », a lancé la coordonnatrice de l’événement, Caroline Thériault, rencontrée sur place, dimanche.

Le salon avait déjà présenté des démonstrations par le passé, mais le retour de la formule semble là pour rester, si l’on se fie à l’accueil du public. 

Mme Thériault n’était pas en mesure de donner le décompte final de l’achalandage du salon, qui semblait toutefois ressembler aux années précédentes. Le vendredi soir, qui est habituellement l’une des bonnes soirées de l’événement, a été moins couru cette année, en raison du mauvais temps qui a sûrement incité plusieurs personnes à demeurer à la maison.

Deux prix ont été décernés parmi la soixantaine de kiosques. La créatrice des Monstres à câlins, l’Almatoise Annie Raymond, a remporté la bourse de la Relève, tandis que l’artiste du papier Esther Jones a mérité la bourse Présentation visuelle. Les deux artisanes ont remporté respectivement des bourses de 750 $ et de 500 $.

Recrutement

Cette année, 13 exposants, dont 11 de la région, en étaient à leur premier salon. « J’ai fait des démarches cet été pour faire du recrutement dans le haut du Lac-Saint-Jean et aller chercher de jeunes artisans », a expliqué la coordonnatrice.

Nancy Bouchard, de Saint-Augustin, faisait partie de ces nouveaux exposants qui ont été recrutés. Maman à la maison, elle a décidé de concevoir ses propres couches lavables, il y a environ six ans. Elle a depuis conçu nombre de jetées, bavettes, bavoirs, tabliers, courtepointes, carnets de santé, compresses d’allaitement et serviettes hygiéniques lavables qu’elle vend sur le site Internet de sa petite entreprise, Création Cayalou,

« Je consacre environ 25 h à 30 h à coudre, a expliqué l’autodidacte qui a appris à confectionner toutes ces pièces par elle-même. J’aime le monde du bébé, les couleurs et les textures qui sont possibles. » Elle était la seule, au Salon des métiers d’art, à proposer ce genre de produits pour enfants.