Art de lire, présentée à la Galerie du Collège d’Alma, rend hommage aux livres et aux histoires qui changent une vie

Des artistes inspirés par les livres au Collège d’Alma

Qui a dit que les jeunes ne s’intéressaient plus aux livres ? Les étudiants en Arts visuels et numériques du Collège d’Alma et les élèves du Séminaire Marie-Reine-du-Clergé rendent hommage à l’écrit et à la littérature en présentant une exposition intitulée Art de lire.

La Galerie du Collège d’Alma présente cette exposition, qui met l’influence des livres en valeur, en deux volets. Dans la première salle, les artistes collégiaux s’attardent aux histoires qui changent une vie. Chaque étudiant a reçu la consigne de créer un triptyque en s’inspirant d’un livre qui a marqué son enfance.

L’histoire se répète a été réalisée en collaboration avec les élèves du Séminaire Marie-Reine-du-Clergé.

Chaque artiste expose ses trois toiles dans une pyramide, où l’oeuvre qui trône au sommet est une recherche graphique. Les autres sont une reproduction d’une oeuvre existante possédant un lien avec le livre choisi et une exploration dans laquelle les étudiants pouvaient donner libre cours à leur imagination.

À la fin, le choix du livre était aussi un prétexte pour expérimenter avec l’acrylique, la matière proposée aux étudiants pour peindre ces trois toiles. L’oeuvre littéraire qui a inspiré ces créations n’est jamais montrée de manière évidente, et les constructions en trois parties peuvent s’apprécier pour leurs propriétés esthétiques, sans que l’on connaisse le point de départ des peintures.

Collaboration

Dans la deuxième salle, les étudiants présentent le fruit d’un travail collectif avec leurs confrères du collège et des élèves de la cinquième année du secondaire du Séminaire Marie-Reine-du-Clergé. Tous ont eu à lire le roman Elle s’appelait Sarah, de Tatiana de Rosnay.

L’exposition Art de lire est présentée jusqu’au 15 février.

Le récit de ce livre tourne autour de l’histoire d’une jeune fille juive enlevée, puis déportée, lors d’une rafle en France, pendant la Deuxième Guerre mondiale. La trentaine de participants se sont inspirés de ce récit pour illustrer, de manière métaphorique, leurs réflexions face à ce pan peu glorieux de l’histoire de l’humanité.

Caché par deux volets, le résultat final de L’histoire se répète ressemble, à première vue, au mobile que l’on accroche au-dessus des lits des enfants pour qu’ils s’endorment. Un regard plus détaillé nous démontre cependant une compréhension fine des enjeux liés au racisme et à l’intolérance, alors que l’actualité prouve quotidiennement que nous n’avons peut-être pas tiré toutes les leçons nécessaires du passé. Le tout est agrémenté par une trame sonore originale créée pour l’occasion par des élèves en musique. L’exposition Art de lire est présentée jusqu’au 15 février.

Pour Le livre qui a changé ma vie, les artistes collégiaux ont dû puiser dans leur souvenirs d’enfance.