Le baryton-basse Alexandre Sylvestre (droite) le ténor Éric Thériault (gauche) ont alterné les rôles, toujours avec justesse et humour.

Des airs italiens à La Pulperie de Chicoutimi

La Société lyrique du Royaume avait joué gros, jeudi soir, à l’occasion de la dernière destination lyrique présentée au Bâtiment 1912 de La Pulperie. Trois membres de l’Opéra de Montréal et un pianiste originaire de la région ont fait revivre Puccini à Chicoutimi.

La soprano Caroline Bleau brillait comme seule interprète féminine auprès d’Éric Thériault (ténor) et Alexandre Sylvestre (baryton-basse), qui se sont offert non moins de quatre opéras du compositeur italien, en versions écourtées. Accompagnés au piano par Dominic Boulianne, un diplômé du Conservatoire de musique de Chicoutimi très actif dans le milieu classique, les trois interprètes ont su capter la riche réverbération des murs de pierres de l’enceinte et de l’intimité unique qu’elle procure.

Nombreux étaient ceux qui s’étaient déplacés afin d’assister aux déclamations des protagonistes issus des œuvres du répertoire du maître italien, dont Madama Butterfly, Gianni Schicci et Tosca.

Caroline Bleau a impressionné par son registre vocal, mais aussi par sa prestance.

Se commettant en solo ou en duo, les chanteurs ont offert des moments tantôt chargés d’émotions, tantôt comiques.

Leur gestuelle communicative et convaincante permettait de s’imager les récits, joués en courtes saynètes dans un ordre non chronologique. « On fait un petit marathon, ce soir », a précisé Éric Thériault, en riant.

Entre autres moments idylliques, le duetto O Soave Fanciulla a séduit l’auditoire. Caroline Bleau a alors montré toute sa prestance en une Mimi amoureuse, séduite par un Rodolfo (Éric Thériault) convaincant.

Fidèle à la mission de la Société d’art lyrique du Royaume, cette dernière destination lyrique de la saison était l’endroit parfait pour s’initier à l’opéra.